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L'académie de la Torah

Fondements pour comprendre l’interface entre Torah et science

Introduction

Le but des hautes études a toujours été de satisfaire et de marier deux des plus profondes aspirations intérieures de l’homme : son désir de connaître la réalité et son besoin de s’exprimer. Une véritable synthèse de ces deux aspirations ne peut être accomplie que si chacune a été abordée de façon adéquate, indépendamment l’une de l’autre. La première de ces deux aspirations est la fondation de tout effort scientifique, alors que la seconde forme la base de l’exploration artistique et humaine. La fusion des deux, dans le but d’impacter positivement la réalité objective, peut être vu comme la motivation de la recherche technologique et de ce qui est connu [sous le nom] de sciences humaines ou sociales.
L’intégration de ces sphères fondamentales d’intérêt[s] humain – les arts et les sciences – a de tout temps été un aspect implicite du programme spirituel incarné dans la Torah. La Torah ne les considère pas comme contradictoire avec son but premier – [à savoir,] satisfaire une autre aspiration infiniment plus sublime, le désire de « connaître D.ieu » et de réaliser [lit. de dédier sa vie à accomplir] Sa Volonté. Au contraire, la Torah nous enseigne qu’il n’est possible d’approcher la réalité Divine que dans le contexte [de l’abord] des réalités dérivées du Moi et de l’univers. La contemplation de la Divinité est la plus complète lorsque qu’elle exploite [lit. profite de] en même temps la parabole spirituelle du travail de l’âme et la parabole physique des merveilles de la nature.
L’intime connexion ente l’accomplissement de la Torah et un intérêt commun pour les arts et les sciences peut être inféré de la guématria (valeur numérique) du mot Torah (???? = 611) qui est la même que celle du mot art (????? = 497) additionnée à celle du mot science (??? = 114).
La meilleure façon d’apprécier comment la Divine sagesse de la Torah aborde et inspire la recherche artistique et scientifique, est de présenter le model (partzouf) qui met en rapport les séfirot, les forces élémentaires qui définissent la structure interne de la réalité, avec chaque sphère distincte de l’intérêt humain.

La Couronne (Keter) ??? – Foi, [confiance, croyance, fidélité] Torah, Art, ????? , ???? , ?????

La première et la plus exaltée des séfirot est dénommée couronne. Une couronne physique repose sur le sommet de la tête, ornant son [lit. porteur] possesseur avec un halo [tout] englobant, qui reflète le pouvoir et l’autorité dérivant d’une source plus élevée [ndt. que le porteur de la couronne]. De façon similaire, la séfira transcendante de la couronne englobe la conscience, incapable d’être incorporée en elle et signifiant par là la totalité de notre expérience super-consciente. Selon la Kabbale, la couronne est constituée de trois domaines [ndt. royaumes, mondes] composants, ou dans notre présent contexte, trois sphères d’intérêt humain qui se maintiennent ensemble par une source commune de d’inspiration super-consciente.
Le domaine le plus élevé de la couronne (appelé dans la Kabbale « la tête qu’il n’est pas possible de connaître [lit. la tête inconnaissable], résha d’lo ityada) correspond à la sphère transcendante de la foi. C’est un domaine qu’il n’est possible d’explorer consciemment qu’au travers des disciplines spirituelles de la méditation et de la prière [ndt. le mot de prière en hébreux a le sens d’attachement à D.ieu]. Etant donné « qu’aucune pensée ne peut Le saisir », l’esprit doit ultimement aborder la foi au travers d’un procéder méditatif dénommé « toucher et ne pas toucher ». Guidé par la vision mystique de la Kabbale, l’étude de la foi (aussi paradoxale que cela puisse sembler) permet à l’âme de faire l’expérience de sa source super-rationnelle dans l’essence Divine.
Le domaine intermédiaire de la couronne, connue sous le nom de « tête du rien [ndt. néant] » (résha d’ayin), connecte de façon super consciente l’être et le « néant » Divin, l’origine de la réalité créée, « le quelque chose [ndt. l’existence] ». L’expérience ultime du plaisir Divin est inhérente au « rien ». Ce domaine peut être accédé par l’étude de la Torah dans son intégralité, dont les préceptes ont servi de plan de la création (« D.ieu a regardé dans la Torah et a créé le monde »). Le délice ultime de l’âme provient de l’étude désintéressée de la Torah [ndt. l’étude de la Torah pour elle-même]. Cette étude éveille le potentiel créatif de l’âme [lit. de créer à nouveau], comme la première manifestation des innovations de la Torah donnée à celui qui étudie de façon désintéressée.
En particulier, ce niveau correspond à l’étude du Divinement révélé « corps » de la Torah – ses 613 commandements (mitzvot, sing. mitzvah) et leurs myriades de détails et d’applications – qui infuse ultimement la représentation cognitive de la réalité produite par l’intellect avec l’esprit du « néant » Divin, l’abstraite essence spirituelle de la création. Le domaine final de la couronne, connue sous le nom de « tête infinie » (résha d’arich), qui contient le « cerveau caché » (mocha stima’ah), représente la force primaire de volonté qui propulse continuellement l’être en avant dans l’expérience consciente. Il est impossible de pleinement rendre compte de ce qui motive l’individu [ndt. le moi, l’être, la personnalité, l’identité ; lit. l’individualité] dans son extension continue vers la réalité externe. Ceci est dû au fait que le « cerveau caché » est situé dans le domaine de la couronne au-delà du scope de la conscience cognitive. Cependant, ces motivations se manifestent dans l’art.
En servant le désir de laisser une emprunte personnelle sur le monde, l’effort artistique exploite les luttes profondes de l’être intérieur lové dans le domaine de la couronne. Dans le service Divin, l’accomplissement physique d’une mitzva fait appelle [lit. somme ; idée de faire appelle avec autorité, mais pas forcément sans tact et sans charisme] à ces mêmes instincts. Au travers des mitzvot, l’homme concrétise [lit. réalise] la volonté propre de D.ieu de S’imprimer Lui-Même sur la réalité, alors que simultanément il mobilise sa propre énergie créative.
Le sens esthétique reflété dans le style unique d’expression de chaque individu confère une beauté et une grâce intrinsèque à tous les efforts conscients de l’âme. Par exemple, une démonstration mathématique éloquente est en soi une des plus hautes formes d’expressions artistiques. De la même façon, l’unique forme de raisonnement dialectique employée par les sages dans leurs exégèses de la Torah est une extension artistique de du raisonnement super-conscient (ou « goût ») sous-jacente à la volonté primal. Ultimement, l’art est une prophétie individuelle de l’être au monde [ndt. je ne comprends pas cette phrase. « Ultimately, art is one’s own individual « prophecy » to the world ».]. D’un côté, cela nécessite une annulation complète de l’égo, base de toute inspiration Divine ; de l’autre côté cela requiert que l’être soit un individu unique et distinct pour concrètement exprimer cette inspiration. Le géni de Betzalel, l’archétype de l’artisan Juif, réside dans sa capacité à construire le tabernacle en accord avec les instructions explicites et détaillées de D.ieu tout en démontrant une haute maîtrise individuelle de l’énergie créative disponible dans l’univers (le Midrash lui attribue la capacité à permuter les lettres par lesquelles le ciel et la terre furent créées).
La relation entre les domaines super-conscients de la foi – emounah (????? ) et de l’art – omanout (????? ), déduits de leur racine commune ??? , implique la reconnaissance de la foi comme l’ultime source d’inspiration artistique. Le mot emet (??? , « vérité »), un autre dérivé du mot ??? , correspond au domaine intermédiaire de la couronne associée à l’étude générale de la Torah, ce qui reflète sont rôle essentiel dans l’accession à la foi transcendante par l’intellect, dont la racine se trouve dans le domaine de la volonté super-rationnelle.

Les trois têtes de Keter

La tête inconnaissable

 

Foi

 

?????

 

La tête du néant

 

Torah (vérité)

 

???

 

La tête de l’infini

 

Art

 

?????

 

Suivant la séfira de keter, dix séfirot additionnelles – toutes identifiées au domaine de l’expérience consciente (par opposition à super-conscient) –cartographient la course de la conscience de l’homme évoluant vers la réalité externe. Chaque séfira correspond à un mode spécifique d’exploration du monde que nous occupons. A la différence des modalités associées à keter, ces dix méthodes d’exploration de la réalité reposent sur une analyse objective des lois sous-jacentes opérant dans la création. Bien qu’il n’y ait officiellement pas de place à l’utilisation de l’expérience inconsciente et subjective dans le développement de l’intuition ou des faits scientifiques, nous allons voir qu’à mesure que nous procédons de niveau en niveau de conscience objective, plus d’espace devient disponible à l’expression d’un style « artistique » personnel.
Certaines des disciplines que nous allons maintenant décrire construisent [lit. traitent de la construction d’] une base de savoir purement théorique ; d’autres, dans un esprit plus interventionniste, concernent le développement d’outils pratiques pour impacter leur champ d’investigation respectif. Toutefois, d’autres cherchent à combiner ces deux approches. Au-delà du partage d’une position empirique à la collecte des faits [ndt. je ne comprends pas cette phrase « Beyond sharing an empirical stance to fact-gathering »], le lien commun les unifiant toutes est leur adhésion mutuelle des critères objectifs de rationalité comme moyen d’établir la véracité de leur conclusions, les qualifiants de champ de science (mada, ??? ), au sens le plus large.
Nous allons maintenant procéder à la description des ces séfirot et de leur sphères d’intérêt et d’étude correspondantes.

Sagesse (???? ) – Mathématiques

La première séfira à émerger du domaine de la super-conscience de l’âme et à entrer dans sa conscience est la sagesse. En tant que faculté intellectuelle, la sagesse est l’intuition directe de l’esprit permettant de révéler la sphère possible des innovations et des inventions qui sont le sous-courant de l’actuelle base de connaissance d’un individu. Par conséquent, la sagesse pourvoie à l’individu le prélude nécessaire à de plus amples élaborations cognitives.
La sagesse inclue la capacité de saisir intuitivement les principaux processus et les relations qui sous-tendent la réalité physique, au niveau abstrait. De toutes les disciplines, c’est donc les mathématiques qui la représente le mieux, car elle est la plus fondamentale et la plus innovante de tout le spectre de l’exploration [lit. enquête] intellectuelle.
Par opposition avec l’état indéfini qui caractérise le domaine super-conscient, le domaine conscient introduit par la sagesse est fondé sur les notions bien définies (pour autant qu’elles soient abstraites) de « forme » et de « structure ». Telle est la nature des mathématiques (????? ).
Le domaine des mathématiques, qui emploie les plus pures et plus abstraits procédés de la pensée (????? ), pourvoie les fondements (lit. bases) pour toute construction de la conscience qui s’en suit. Il est fait allusion de ceci dans le verset « Viens à la cité de ‘Heshbon [même mot que « mathématiques »], elle sera crée et établie… »
De la même façon que le Zohar interprète la ‘hokhma, le mot Hébreu de sagesse (???? ), comme ?? ?? , « le pouvoir de l’être abstrait », il interprète également le mot de « pensée » (????? ) comme ??? ?? , « la pensée dans l’abstraction » -- identifiant ainsi l’essence de la pensée mathématique avec la ‘hokhma.

Compréhension – les sciences naturelles ???

La binah (???? , « compréhension) est le pouvoir de la raison analytique. Au travers du pouvoir de binah, la vision intuitive de ‘hokhmah est élaborée conceptuellement et soumise à un procédé rigoureux d’analyse logique dans le contexte de phénomènes réels [et] observables.
Cette fonction de l’intellect s’exprime le mieux dans les sciences naturelles de la physique, la chimie et la biologie. Elles représentent les arènes tangibles dans lesquelles les abstractions des théories mathématiques peuvent ultimement d’appliquer. La pertinence de ces théories [lit. leur pertinence] au regard de la réalité peuvent alors y être confirmée (le Zohar fait référence à ‘hokhmah et binah comme les « compagnons inséparables » -- « père » et « mère » -- comme originellement incarnées par Adam et Eve).
L’étude de la nature (??? ) est associée dans la Kabbale à Eve, la première femme et « mère de toute vie » (de laquelle dérive l’idiome de « mère [ndt. Dame] nature »). Nos sages nous enseignent qu’une part supplémentaire de compréhension (binah) a été donnée à la femme [Eve], plus qu’il n’en n’a été donné à l’homme, maintenant la correspondance entre Eve et la faculté de binah.
La seconde loi de la thermodynamique, la loi de l’entropie, exprimant la prédisposition de la nature au chaos et au désordre, reflète la vulnérabilité de Eve aux forces destructrices inhérentes à la nature (telles qu’elles sont promues par le serpent primordial de Eve). Ceci est référé dans la Kabbale comme la tendance naturelle de la binah à faire des « jugements sévères » (????? ).
Bien que la nature elle-même « se tient à tout jamais », les théories de l’homme pour en comprendre ses lois changent de génération en génération. Une théorie en renverse une autre. Une théorie en consume [alt. consomme] une autre.
Cependant, toutes ces théories possèdent un modèle mathématique qui, en tant qu’abstraction, est ne change pas [lit. inchangeante]. Il est donc possible de percevoir l’union du « père » et de la « mère », Adam et Eve, mathématiques et sciences naturelles [ndt. sens obscure].

Connaissance (??? ) – Psychologie ???

Le da’at (??? , « connaissance », ou « conscience ») est la capacité à se connecter « consciemment », en appliquant sa propre force de concentration, aux réalités générées par les précédentes forces de l’intellect. Au travers du pouvoir de da’at, l’homme parfait perpétuellement sa relation avec la réalité externe et cultive une conscience personnelle qui invite à une identification constructive et pleine de sens avec les éléments de son expérience. Le da’at s’exprime particulièrement au travers de la fixation de la conscience sur une âme partenaire choisie (« Et Adam connu sa femme, Eve ») qui, d’après la pensée ‘Hassidique, reflète la partie inconsciente de l’être [lit. du moi de chacun].
Embrassant en même temps les modes spéculatifs et empiriques de la conscience, le da’at procure le lieu naturel pour l’exploration de la condition humaine au travers du domaine de la psychologie. La connaissance concernant la nature de l’âme (??? ) constitue en elle-même un redressement spirituel, comme suggéré dans le verset « … sans da’at, l’âme n’est pas bonne ». Bien que la connaissance de soi, ou la conscience de soi, engendre [lit. implique] la douleur (une connaissance excessive entraîne une douleur excessive), cette douleur annonce la percée [alt. progrès, découverte capitale] interne nécessaire pour avancer davantage vers des émotions et des actions Divinement inspirées.
Dans la Kabbale, le da’at est la première séfira à se briser, ce qui le place comme le siège de l’effondrement de l’individu. Par conséquent, il devient également le première séfira à corriger [lit. rectifier]. Chaque roi du tohu est un type particulier de pathologie psychologique. Pareillement, chacune de ces pathologies a une école psychologique particulière qui construit sa théorie en se basant sur ce problème particulier (ce sera le sujet du prochain texte concernant la psychologie).
Chacune des sept solennités [ndt. fêtes Juives] correpond également à une pathologie particulière et sert à sa rectification.

‘hokhmah

 

Adam

 

binah

 

Eve

 

Da’at

 

Union de Adam et Eve

 

‘Hessed ??? - sciences sociales ????

Le ‘hessed (??? , « bonté ») est le désir d’agir de « façon expansive ». Première des capacités émotives de l’âme, le ‘hessed représente la capacité de l’être à faire l’expérience d’une affinité aux autres inconditionnelle et universelle – d’embrasser [ndt. dans son sens littéral de prendre dans ses bras, spirituellement] toute l’humanité avec amour. En vertu de son désir de s’identifier [lit. de se porter, ndt. de se mettre en relation, de s’associer] avec compréhension et amour à d’autres réalités humaines [lit. à des réalités humaines alternatives], le pouvoir du ‘hessed est le mieux mis en avant dans les sciences sociales, telles l’anthropologie, la sociologie et les œuvres [lit. travail] sociales.
Le terme de « sciences sociales » (???? ????? ) reflète l’importance des phénomènes sociaux dans un esprit « d’amitié » (????? ) et « d’unité » [lit. « d’état d’être ensemble »] (???? ). La réussite dans ces disciplines dépend de ce que la ‘Hassidout dénomme le « sens inné » (??? ) d’aimer un compatriote [ndt. autre] Juif.

Guevourah ????? - loi (droit) ????

La Guevourah (????? , « puissance », « grandeur ») est le pouvoir de restreindre et d’assujettir. Contre balance à la connectivité sans réserve du ‘hessed, la position affective de la guevourah ordonne d’établir des frontières strictes, gouvernant le comportement des relations avec le monde externe. Sensible aux limites intégrantes qui s’attachent à tout élément de la création, la guevourah permet de circonscrire les paramètres du comportement social acceptable et détermine les conséquences de leur violation. Elle procure par cela une base pour établir le statut de la loi.
L’idiome employé par la Torah pour décrire un système légal juste est « jugement juste » [ndt. justifié ou droit] (???? ??? ). Après avoir enjoint les gens à nommer des juges qualifiés qui sont en mesure de « juger le peuple d’un jugement juste », la Torah continue : « La justice, la justice [lit. la droiture] doit être poursuivie » [ndt. recherchée ardemment]. Une des implications de la répétition du terme « justice » [ndt. droiture] est que le juge, en accord avec un idéal de promotion de la justice (???? ), qu’il représente, doit s’évertuer à prendre en compte les éléments de « justice » [ndt. droiture] (??? ) inhérents aux deux parties [ndt. d’où répétition] qui se présentent à lui. De cette façon, la sévérité naturelle du jugement est « adoucie » avec miséricorde. Ce trait est représenté par la séfira suivante, tiféret.

Tiféret ????? - Médecine ?????

La Tiféret (????? , « beaté ») est l’attribut d’équilibre interne et d’harmonie. Base de la modulation d’une réponse affective équilibrée à la réalité externe, en combinant l’expansivité du ‘hessed et la restriction de la guevourah, la miséricorde de la tiféret permet de déterminer lorsque les ouvertures compassionnées sont opérationnelles [lit. en ordre] (en exprimant un intérêt pour l’autre qui s’étend au-delà même de celui associé au ‘hessed) ainsi que de reconnaître lorsqu’elles peuvent être inappropriées, voir contre-productives.
Dans la Kabbale, le tiféret est dénommée « corps de l’homme » (????? ???? ). Si on permute les lettres de la racine du mot tiféret, ??? , on obtient ??? , « guérir » ou « soigner ». En tant que force de médiation, équilibrant les diverses énergies souvent concurrentes, la tiféret travail à aider le corps à atteindre un équilibre interne. Cet objectif est central dans toutes sciences curatives [ndt. médicales ; sciences dont l’objectif est de soigner les gens], englobées dans les professions de la médecine.
La Torah dit que ???? ???? , [ndt. « et guérir tu guériras »], au sujet de quoi nos sages disent : « de ces mots, nous savons que le docteur a reçu la permission [du Tout Puissant] de soigner. » Cet enseignement nous apprend que bien qu’on pourrait penser qu’il ne faille pas s’immiscer dans ce qui provient du ciel, la Torah dit le contraire.
La beauté en Hébreu fait référence à la multitude des couleurs mises ensembles. Le Arizal explique que le mot « ??? » veut également dire membres, et donc également les membres du corps. Il est par conséquent clair qu’un corps en bonne santé fait un beau corps.
Le mot ????? provient également du mot signifiant ????? . Ceci implique la capacité à diminuer la tension et à provoquer la relaxation.
En particulier ????? correspond au système musculaire. Lorsque le système musculaire est correctement organisé, tout dans le corps se déroule correctement. Le cœur lui-même fait partie du système musculaire et est considéré comme la source de laquelle tout membre du corps reçoit sa subsistance.
Tout le peuple Juif est considéré comme un seul corps, avec une conscience collective. L’amour de son prochain Juif est la bonté, alors que l’unité entre les Juifs correspond à la séfirah de beauté. Quand un Juif manque d’amour pour son prochain, il lui manque alors également une connexion et d’unité avec les autres Juifs, ce qui produit une affection dans un de ses propres membres.

Netza’h ??? - Education ????

La Netza’h (??? , « victoire » ou « éternité ») est la capacité de prendre des initiatives pour réaliser ce à quoi il aspire et perpétuer son existence [lit. sa vie]. La netza’h est la force directrice [lit. exécutive] primaire de l’âme. Lorsqu’un être est mobilisé dans le service de la sainteté, il réalise [ndt. prend conscience] que la confiance et l’initiative sont des qualités que D.ieu lui a transmises [lit. dont D.ieu l’a dotées]. C’est la conséquence de la foi [lit. confiance] authentique que D.ieu se soucie de son bienêtre.
Dans sa tentative de concentrer l’énergie du moi sur un combat [ndt. obligation, engagement, contrat, travail] actif avec la réalité externe, le pouvoir de la netza’h est responsable de la détermination confiante et de la résolution avec lesquelles l’individu relève les défis de la vie.

[traduction alternative : le pouvoir de netza’h confère à l’individu la détermination confiante et la résolution avec lesquelles il relève les défis de la vie et dans sa tentative de concentrer son énergie dans un combat actif avec la réalité externe.]

En particulier, netza’h – qui peut vouloir dire « éternité » - symbolise la victoire sur la mort, le pouvoir de perpétuer la vie.
Le besoin de transmettre des valeurs et un savoir ancestraux et éprouvés [lit. auquel le temps fait honneur, ayant passé l’épreuve du temps] à la jeunesse de chaque génération successive est l’objectif principal de l’éducation. Elle vise à promouvoir chez les jeunes la confiance en leurs habilités à saisir intellectuellement et spirituellement les complexités de la vie. Au travers de l’éducation, les parents souhaitent transmettre à leur descendance l’assurance nécessaire pour réussir le voyage de la vie et en surmonter les obstacles.
En Hébreu, le mot éducation (???? , ‘hinoukh) est relié au prénom ‘Hanoukh (???? ). La Torah nous informe [lit. dans la documentation rapportée par la Torah] que dans la généalogie de Adam, deux personnes différentes ont porté ce nom. Le premier ‘Hanokh, fils de Caïn et [appartenant à la] troisième génération depuis Adam, a été le réceptacle d’une éducation matérialiste qui culmine avec l’introduction des villes dans l’histoire. La lignée de Caïn s’est éteinte [lit. achevée] avec le Déluge qui, à bien des égards, a été causé par la décadence et les excès associés à la vie métropolitaine. Le second ‘Hanokh, [appartenant à la] septième génération depuis Adam par son troisième fils Seth, est mentionné [lit. enregistré] dans la Kabbale comme étant le mentor spirituelle de Moïse qui nous a donné la Torah [lit. donneur de la Torah]. Le fils de ce ‘Hanokh ci, Metouchela’h, a eu le mérite d’avoir la plus grande longévité de tous les hommes mentionnés dans la Torah. Ceci peut-être attribué au fait qu’il a reçu de son père une véritable éducation dans la crainte de D.ieu. ‘Hanokh avait compris que l’éducation est un moyen de perpétuer [ndt. i.e. ralonger] la vie, par opposition à la raccourcir.

Hod ??? – économie ?????

Hod (??? , « action de grâce » [ndt. reconnaissance] ou « splendeur ») est la faculté de reconnaître [ndt. admettre ; a aussi le sens de manifester sa gratitude] la vérité, c'est-à-dire faire preuve d’honnêteté, de se confesser ou de capituler [ndt. c'est-à-dire de renoncer à une idée à laquelle on tient au profit d’un rapprochement à la vérité]. Dans la Torah, la plus importante stipulation dans la conduite de ses affaires [ndt. de son travail de manière générale] est d’y faire preuve de bonne foi [lit. est de les conduire dans la bonne foi], c'est-à-dire d’y faire preuve d’honnêteté. L’honnêteté signifie d’abord et avant tout de tenir sa parole dans ses relations d’affaires et de ne par manipuler les autres [par son discours].
Les séfirot de victoire [ndt. netza’h] et de reconnaissance [ndt. hod] sont dites partenaires. Le partenariat requière deux individus. L’un joue le rôle de [lit. le plus] sénior (correspondant à la relativement masculine séfirah de victoire), l’autre, le rôle de junior (correspondant à la relativement féminine séfirah de reconnaissance). Les affaires sont particulièrement reliées à l’éducation. L’éducation d’un individu (et sa confiance en lui et en la providence du Tout Puissant) se reconnaît le mieux dans la façon dont il se comporte dans ses affaires. Sans confiance, une personne peut se sentir obliger de tricher et de mentir dans ses affaires.
Ces deux séfirot sont également symbolisées par les deux plateaux d’une balance [ndt. !!! je ne suis par sûr de cette traduction : the two cups of a scale], indiquant qu’ils nécessitent tous deux d’avoir le sens de l’équilibre. L’éducation requière l’équilibre entre inspiration et intégration (comme il est expliqué ailleurs), alors que l’économie est basée sur l’équilibre entre risque et profit. Bien que l’objectif soit toujours de faire un profit, l’habilité à prendre des risques est [ndt. équivaut à] la capacité à survivre à ses pertes. La réciprocité entre les gains et les pertes représente l’équilibre entre la victoire relative (le gain) et la reconnaissance (la perte) dans la séfirah de reconnaissance. Cette réciprocité est appelée « la roue qui revient », indiquant que les affaires doivent être menées en sachant que parfois nous sommes au dessus et parfois nous sommes en dessous. C’est par conséquent une des plus fortes motivations de la charité, comme il est indiqué dans le Talmud. Cette réciprocité est la raison pour laquelle l’économique est considérée comme le meilleur exemple de phénomène chaotique dans la théorie du Chaos. Elle est également reliée à l’entropie, car le profit dépend de la capacité à devancer l’entropie.
En se donnant la possibilité d’abandonner le contrôle [ndt. sens obscure], l’être devient de plus en plus réceptif à la multitude de « vibrations » (hod dérive de la racine ?? , qui signifie « écho ») qui résonnent au travers de la réalité externe. Devenant de plus en plus sensibles aux besoins et aux droits d’autrui, l’individu développe la capacité de faire écho à leurs centres d’intérêt et « négocie avec eux de bonne foi ».
L’attribut interne de hod, la témimout (?????? , « sincérité »), est la propriété de l’âme qui reflète le plus la foi simple de sa tête inconnaissable, au travers de relations honnêtes et de confiance avec autrui. La capacité à promouvoir un contrat social qualifie la hod pour être la fondation adéquate sur laquelle se basent la poursuite des affaires et de l’économie. Ce sont les disciplines qui nécessitent un large compromis social pour garantir la distribution juste et équitable des ressources d’une communauté donnée.
Au travers de chaque action de hod, l’individu crée un « réceptacle » capable de recevoir la bénédiction. Le mot économie, en Hébreu (????? ) intime la capacité de produire de multiple « récipients » (???? ) pour recevoir la bénédiction de l’abondance.
Le potentiel de la hod pour promouvoir « l’abandon de soi » donne à l’individu la capacité de conserver sa vision fixée sur les objectifs ultimes de la vie, lui permettant ainsi d’avancer avec confiance et droiture vers la destination qu’il souhaite, quelque soient les obstacles qui se trouvent sur son chemin. Pour cette raison, la hod est la séfirah-compagnon de netza’h. Ces deux séfirot sont décrites dans la Kabbale comme les « jambes » de l’âme qui, dans une démarche unifiée [lit. d’un pas unifié], mènent l’être sur l’indéfectible chemin vers l’accomplissement des aspirations de sa vie. [ndt. En Hébreu,] Le mot de « marché » (??? ), l’arène de l’économie, est le même que celui de « jambe » (??? ). Selon la Kabbale, la jambe gauche, hod, est la partie la plus vulnérable du corps. Dans la lutte que Jacob mena contre l’archange de Esaü, c’est cette partie du corps qui a été blessée. C’est ce qui arrive lorsque les affaires deviennent une poursuite obsessive et égocentrique de richesse et de pouvoir.
En plus de travailler conjointement avec netza’h, il est souvent nécessaire que la séfirah de hod – de par sa nature intrinsèquement passive – supprime la tendance agressive de netza’h. Dans la posture soumise de hod se trouve implicitement la capacité permettant à l’être de reconnaître [de manifester de la gratitude, d’admettre] et par là même de partager au profit [lit. dans le pouvoir ; ndt. sens obscure] d’une plus large et plus suprême entité que le moi individuel et isolé. Le pouvoir transcendant de hod d’inspirer l’égo vers un attachement à une réalité plus sublime est ce qui dote son possesseur de « l’aura de splendeur » qui est également une des significations de hod.

Yessod ???? – sciences de la communication ??????

Le Yessod (???? , « fondation ») est le pouvoir de réaliser [de concrétiser] le pouvoir créatif latent de l’être ; la dynamique [l’impulsion] vers l’accomplissement personnel. Le yessod est dépeint dans la Kabbale comme l’instrument de l’énergie procréative de l’homme. Ultimement, il recherche une connexion intime (??? ) avec autrui, comme moyen de valider [lit. vérifier] ou d’accomplir l’égo.
Comme il a été expliqué dans l’introduction, nous nous engageons dans les arts et la science pour nous exprimer ou influencer notre environnement. Plus que toute autre discipline, la communication est liée à ces deux raisons. La communication (?????? ) des pensées et sentiments séminaux d’un individu vers un autre représente le commencement de la concrétisation de l’égo. Le pouvoir d’influencer positivement es autres et par conséquent de forger [lit. donner forme à] l’opinion publique avec ces vérités que nous souhaitons le plus voir adoptées dans le monde vient d’une communication saine.
De la même façon que le da’at set de pont pour connecter l’intellect aux émotions, le yessod cherche à canaliser les émotions dans la pensée, la parole et l’action. La propriété de vérité, inhérente à yessod, signifie le besoin de se réaliser extérieurement et par conséquent de valider [lit. vérifier] la valeur de nos aspirations et désirs les plus profonds. Plus une personne est prudente, en ne parlant que lorsque c’est nécessaire, plus elle est vigilante dans son discours, plus ce discours devient puissant. Cela revient à dire, dans un sens spirituel, que cette personne sanctifie sa parole, c'est-à-dire qu’elle se retient de tenir des propos inconvenant ou vide de conscience. Pour protéger son langage, une personne doit être très attentive ou consciente de ses paroles. Dans la Kabbale on dit que [lit. ceci est appelé] « la conscience se dissimule dans la bouche ». Plus le discours d’une personne est investi de conscience, plus ses paroles ont de poids.
Pour aller plus loin, de la même façon que tiféret joue le rôle de médiateur entre les deux dispositions affectives de ‘hessed et guévourah, yessod réconcilie les postures de netza’h et de hod, qui entretiennent souvent un rapport conflictuel, en permettant un dialogue responsable et efficace entre individus et plus largement au sein de la société.
En poussant un individu à s’exprimer, que ce soit au travers de paroles ou d’actions, de façon sensée être constructive au regard de la réalité externe et qui reflète la vérité interne de son âme, le pouvoir de yessod crée les fondations d’une occupation sensée dans la communication et les médias.
Le pouvoir expérimental de la fondation [ndt. la séfirah de yessod] est la vérité. La pire des plaies de toute communication est le mensonge et la tromperie. Depuis la séfirah de la victoire et au-delà, les disciplines ont une tendance à la fausseté qui doit être combattue en renforçant l’engagement à la vérité [ndt. honnêteté intellectuelle ?]. Cette tendance se renforce et atteint son point culminant en politique. L’engagement à la vérité doit commencer avec l’éducation d’une personne. Si l’éducation d’une personne a été suffisamment forte pour insuffler un engagement à la vérité, ceci peut influencer ses affaires et ses relations, son discours et [enfin] sa politique.
L’engagement de parler sincèrement [ndt. en disant la vérité] peut se diviser en un certain nombre d’étapes qui correspondent au séfirot depuis la victoire jusqu’à la royauté. La victoire et la reconnaissance correspondent aux reins qui se nomment « batu’hot », littéralement « promesses ». Le début de la réparation [lit. rectification] du langage est la promesse du bon avenir que l’éducation donne à un individu. C’est une promesse à long terme. La promesse à plus court terme est celle de l’homme d’affaire honnête [lit. sincère]. Bien que l’action, qui exprime la royauté, est la forme définitive de l’accomplissement d’une promesse, les paroles prononcées [en communiquant] sont une forme initiale d’accomplissement. La ‘Hassidout explique que dans bien des cas, certains aspects de la réalité ne peuvent être distingués les uns des autres qu’au travers de la parole.

Malkhout ????? – sciences politiques ?????

La malkhout (????? , « royauté ») est la capacité à, en même temps, exercer et accepter l’autorité souveraine. Le Roi David, l’archétype de malkhout dans la Torah, nous enseigne qu’un véritable roi doit posséder une profonde humilité interne (« Je serai bas à mes propres yeux ») qui en elle-même, paradoxalement, l’autorise à avoir l’attitude extérieur de supériorité (??????? , littéralement « état d’élévation » par rapport à son peuple) nécessaire pour celui qui est destiné à gouverner. L’humilité permet au roi d’accepter totalement sur lui le joug du Ciel de manière à ce qu’il accepte, dans un complet don de soi, le Divin mandat de régner dans la justice et pour le bien de son peuple.
Par conséquent, la ressource ultime de l’égo dans ses tentatives de pénétrer et influencer la réalité externe est la capacité de faire don de soi de façon radicale qui est implicite à la séfirah de malkhout. Il n’est possible de servir la volonté [intégrante] de l’autre qu’au travers de l’annulation [lit. contournement] de ses intérêts personnels. Une [ndt. bonne] appréciation de ce principe est le pré-requis pour entrer dans l’arène de la science politique et gouvernementale, la « science de l’état » (???? ????? ).
En Hébreu, le mot « état » ou « gouvernement » (????? ) est dérivé du mot « loi » ou « justice » (??? ). La Kabbale enseigne que la loi et l’ordre sont le commencement d’une malkhout rectifiée. Mais par la suite, malkhout doit exprimer « la bienfaisance sincère du Roi David » si elle veut atteindre la véritable perfection. La position de supériorité externe donne au roi le pouvoir de faire régner la loi et l’ordre, cependant son humilité interne lui permet de gouverner avec bienfaisance.

Les parallèles dans l’histoire

La succession de disciplines délimitées dans le modèle ci-dessus reflète magnifiquement une progression parallèle dans l’histoire du peuple Juif.
Le pouvoir de la foi en l’unité de D.ieu est une caractéristique héritée directement des patriarches et matriarches du peuple Juif. La Torah reçue et enseignée par Avraham, Isaac et Jacob est la base des enseignements de la Kabbale et de la ‘Hassidout aujourd’hui, « l’étude de la foi ». L’exode d’Egypte et la naissance des Juifs en tant que nation est le mérite de cette foi ancestrale, alors que l’ouverture de la Mer Rouge a offert un aperçu dans les profondeurs de son mystère. La guerre qui s’en suit avec Amalek, la première nation à attaquer le peuple [lit. la nation] d’Israel nouvellement né, représente la lutte et la victoire contre l’incertitude au regard de cette foi.
La seconde grande étape de l’histoire Juive, le don de la Torah sur le mont Sinaï au sein de la révélation Divine, correspond à la Torah telle qu’elle apparait après la réalisation [ndt. l’accomplissement] de la foi dans notre modèle.
A sa descente final du mont Sinaï, Moïse a ordonné au peuple Juif de construire le Tabernacle en tant que résidence la présence Divine sur terre. Le principal artisan [le maître d’œuvre ?] du Tabernacle, de ses ustensiles de service et de ses meubles était Betzalel, l’archétype de l’artiste Juif, comme mentionné plus haut.
Le séjour de quarante années dans le désert qui a suivi est enregistré dans le livre des Nombres (les mathématiques), ainsi appelé en raison du dénombrement détaillé des douze tribus d’Israel au regard de leur campements et de leur préparation au service militaire.
La maîtrise des sciences naturelles correspond à la première période de sept années de la conquête de la terre de Canaan (i.e. la nature) par Israel, durant laquelle elle a été libérée de ses précédents habitants. En termes Kabbalistiques, cette étape correspond à la conversion du « chaos » naturel (???? ???? ) en une force d’harmonie et d’ordre (???? ????? ).
Après les sept années de conquête sont venues sept années au cours desquelles la terre a été partagée et répartie entre les tribus. Chaque individu et famille au sein de chaque tribu a reçu une part [lit. un héritage] éternelle dans la terre d’Israel qui lui était destinée. La concordance [ndt. exprime la notion d’assortiment, égalité, union, équivalence] entre un homme et son héritage dans la terre est similaire à l’assortiment entre un marié et son épouse. Les deux emploient la propriété de da’at dans ses aspects à la fois conscients et inconscients, dans le but d’aider l’individu à accomplir sur terre l’objectif qui lui était destiné [ndt. n’est pas équivalent à « accomplir son destin », car il existe dans le Judaïsme la notion qu’un homme de Torah peut dépasser les limites imposées par sa destinée].
La plupart des commandements de la Torah liés à la terre d’Israel ne sont devenus obligatoires qu’après les quatorze ans de conquête et de partage décrits ci-dessus. Avec la véritable implantation [ndt. enracinement] dans le pays a commencé un cycle continu de sept ans qui gouverne l’usage de la terre et de sa production (avec un intervalle de cinquante ans pour l’observation du Jubilé). Les six premières années composant ce cycle [lit. les six années composantes de ce cycle] correspondent aux six propriétés « régulatrices » du cœur [ndt. même notion ici que l’implantation en terre d’Israel ci-dessus] qui correspondent elles-mêmes aux six disciplines interalliées (les sciences sociales, la loi, la médecine, l’éducation, l’économie et la communication) nécessaires au bon fonctionnement de la société.
La septième, l’année sabbatique du cycle, correspond à l’établissement du règne juste et bienfaisant du Messie sur Israel, alors que l’année du Jubilé fait allusion à la Royauté exclusive de D.ieu sur terre culminant et s’incarnant dans l’aire Messianique.

Introduction à Tikouné Zohar (17a).
Voir le Tanya, Igeret HaKodesh 11.
Zohar 1 : 134a, 2 : 161a.
Le Roi David s’exclame dans les Psaumes 119 : 92, « Si ce n’était pour mes délices dans Ta Torah, je serais perdu dans ma souffrance. »
Grammaticalement, ??? est le nom [la religieuse ????? nun ] descendant de ????
« Il n’y a de vrai que la Torah » (Y. Rosh HaShana 3 : 8)
Nombres 21 : 27
??? = ?? . Le premier homme, Adam, représente ce niveau de conscience abstraite.
Voir le Zohar 2 : 185a.
Genèse 3 : 20.
Nidah 45b, basée sur le verset (Genèse 2 : 22) faisant référence à la création de Eve, ???? ? ????? ?? ???? ??? ??? ?? ???? ???? , « Et D.ieu construit en femme le côté [alternativement traduit par ‘côte’] qu’Il a pris de Adam ». Le mot « construit », ???? , est de la même origine que ???? , « compréhension ».
Comme le Zohar le statue au sujet de la bianh, ???? ????? ?????? , « d’elle s’élèvent les jugements. »
L’Ecclésiaste 1 : 4 : « Une génération va et une génération vient, mais la terre se tient à tout jamais. »
Genèse 4 : 1. Le sens littéral de ce verset est que Adam connu sa femme Eve par relation maritale.
Comme plus haut, dans la note 8, ??? = ?? = 45, la valeur du nom de D.ieu en version développée : ??? / ?? / ??? / ?? . L’aspect conscient et révélé de ce Nom se trouve dans les quatre lettres originales, qui équivalent à 26. L’aspect inconscient et caché du Nom est dans les six lettres qui en complètent la version développée. Ces lettres cachées au lecteur du Nom équivalent 19 = ??? , Eve. Par conséquent, Eve représente le sens initialement inconscient (d’accomplissement) de soi d’Adam, inhérent à sa conscience de D.ieu.
Proverbes 19 : 2.
Ecclésiaste 1 : 18.
Le Zohar relate que la Cours Céleste siège dans la séfira de guevourah.
Exode 16 : 18 – 20.
Introduction à Tikouné Zohar.
Genèse 4 : 17.
« La bénédiction de D.ieu amène l’abondance » (Proverbes 10 : 22)
Samuel II 6 : 22
En accord avec le principe de la Kabbale « la construction initiale de malkhout provient de guévourah ».
Isaiah 55 : 3.
Il en est fait allusion dans la valeur numérique du nom d’Amalek (???? ) équivalente à celle du mot « doute » (??? ).

Note du traducteur : toutes les séfirot sont incluses les unes dans les autres. Par exemple on a la bonté dans la bonté et la rigueur dans la bonté. La séfira de bonté est donc appelée ainsi de façon à marquer son caractère dominant, mais n’est pas exclusive. De la même façon, on a la victoire dans la reconnaissance et la reconnaissance dans la reconnaissance.