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VIVRE DANS UN ESPACE DIVIN

Kabbale et méditation

Rav Yits'hak Ginsburgh

 


 














COUVERTURE :

 

Le mot pour « méditation » en hébreu ( hitbonénout ) est relié au mot « construire ».

 

Une fois la structure mentale construite et les concepts bien intégrés, la méthode classique de méditation consiste, pour nous, à réfléchir à la structure de la prière, avant de nous adonner à cette activité de manière formelle, en tentant de percevoir la pertinence de ses composantes – les concepts – avec notre vie personnelle. Puis, durant la prière, il nous faut nous efforcer d'utiliser ces concepts comme méthode pour améliorer notre relation « face à face » avec D.ieu, en révélation et développement constants.

 

Mais, une construction représente bien plus qu'un simple squelette. En définitive, la méditation signifie ajouter plus de pierres, de briques, de mortier, etc. afin de renforcer et de décorer la structure de base. Chaque couche apporte, à sa manière, quelque chose de plus au potentiel global de la méditation ainsi qu'à sa beauté stupéfiante, qui, bien entendu, implique une appréciation très aiguë de la beauté de la Torah elle-même (le plan Divin de la création dans toute sa splendeur). Tout cela sert à accroître le pouvoir, qu'a la méditation, à influer sur l'âme, l'esprit et la vie en général.

 

Le modèle le plus approprié pour cette structure est la Jérusalem du futur, dont le Prophète Zekharia dit : « Jérusalem sera établie comme une ville sans murs... Et Je serai Moi-même, déclare D.ieu, un mur de feu autour d'elle et Je serai une gloire à l'intérieur d'elle. »

 

Tout d'abord, il apparaît que Jérusalem sera « une ville sans murs », car aucun mur ne pourra la contenir et, de plus, elle n'aura pas besoin de murs de protection. Ensuite, D.ieu déclare qu'Il sera Lui-même le « mur de feu » de Jérusalem. L'enseignement est clair : aucun mur matériel ne sera nécessaire, parce que Jérusalem deviendra un espace Divin, avec D.ieu autour d'elle (« un mur de feu autour d'elle ») et D.ieu en son sein (« une gloire à l'intérieur d'elle »).

 

Le « mur de feu » Divin n'est ni statique, ni immobile ; éternellement vivant, il s'étend continuellement. Comme le Midrach nous le dit : « Dans le futur, Jérusalem s'étendra pour couvrir toute la Terre d'Israël et la Terre d'Israël s'étendra pour couvrir le monde entier. »

 

La nature d'un espace Divin est de définir immédiatement les limites de notre conscience tout en faisant en sorte, simultanément, que cette conscience s'étende jusqu'à contenir la totalité du cosmos. Les Sages appellent ce phénomène un « héritage illimité », qui se fonde sur la promesse que D.ieu a faite à Jacob : « Et tu jailliras à l'ouest et à l'est, au nord et au sud. »

 

Tiré du chapitre 10 : « Une conscience en perpétuelle expansion »

 

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« … Il conviendrait de publier vos cours sous la forme d'un livre.

Avec mes bénédictions pour la réussite… »

 

Tiré d'une lettre du Rabbi de Loubavitch

adressée à l'auteur en Eloul 5741 (Septembre 1981)

 

 

Préface

 

Dans un discours adressé au public au cours de l'été 1979, le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Ména'hem Mendel Schneerson, évoqua la nécessité de développer une forme de méditation juive convenant à notre génération. 1

Le Rabbi souligna qu'il existait trois niveaux généraux de méditation :

À son degré le plus simple, la méditation est une technique permettant la relaxation, qui correspond à un besoin essentiel dans notre mode de vie contemporain, si chargé de soucis. 2 Dans ce contexte, la méditation est tout simplement une forme de médecine, administrée pour guérir une affection psychologique, telle que le stress, l'anxiété ou la tension. Pour réussir, ces techniques méditatives n'ont pas besoin d'un contenu juif explicite, quoique, pour le Juif, elles doivent, bien entendu, n'être reliées à aucune autre croyance. (Les techniques de méditation qui impliquent des formes explicites ou dérivées de pratiques idolâtres sont d'ailleurs également interdites aux non-Juifs.)

Le niveau suivant de méditation réclame la concentration du coeur et de l'esprit sur la présence de D.ieu dans notre vie et Sa providence sur toute chose, comme cela est dit dans le verset tiré des Psaumes : « Je place D.ieu devant moi constamment. » 3

Enfin, le niveau le plus profond de méditation implique la contemplation intense des mystères de la Torah. Depuis l'époque du Baal Chem Tov, contempler ces mystères et l'importance qu'ils revêtent dans notre vie quotidienne est devenu un besoin de première urgence. En effet, le Messie lui-même promit au Baal Chem Tov que sa venue serait la conséquence de « répandre tes sources – celles que je t'ai enseignées et celles que tu as comprises – jusqu'aux extrémités les plus éloignées. » 4

Inspiré par l'appel du Rabbi, Rav Its'hak Ginsburgh s'est mis à développer une méthode de méditation juive fondée sur les enseignements de la Kabbale et du ‘Hassidisme. 5 Au fil des ans, il a enseigné cette méthode en différents lieux et, à présent, un certain nombre de ses disciples l'enseignent à travers le monde. 6

 

Le modèle structurel fondamental de la méthode de méditation juive de Rav Ginsburgh se base sur l'enseignement Talmudique que l'univers spirituel dans lequel nous vivons comprend sept « cieux » et la « terre » qui se trouve en dessous d'eux. 7 Suivant la description que fait le Talmud de la fonction de chaque ciel, nous pouvons concevoir ces sept cieux comme des niveaux de conscience Divine, que nous pouvons gravir pour parachever notre connaissance de D.ieu et notre union avec Lui, comme décrits ci-dessous :

 

Vilon (« le Rideau ») – notre expérience de la re-création continuelle de toute réalité par D.ieu.

Rakia (« le Firmament ») – notre expérience des lettres de l'alphabet hébraïque en tant que canaux d'énergie créative de D.ieu et éléments de construction de la réalité.

Che'hakim (« les Meules ») – notre expérience de D.ieu nous donnant un nom et nous confiant une mission à accomplir sur la terre.

Zevoul (« la Demeure ») – notre expérience de Jérusalem et du Temple tels qu'ils existent dans le monde spirituel, prêts à se matérialiser dans le monde matériel.

Ma'on (« la Résidence ») – notre expérience des forces Divines qui agissent dans la nature, nous permettant ainsi d'imiter D.ieu dans notre vie.

Makhon (« la Fondation ») – notre expérience de l'ineffable Nom de D.ieu, Havayah , Son omnipotence et Son omniprésence, reflétés dans chaque aspect de la réalité.

Aravot (« les Cieux ») – atteindre l'état ultime de véritable annihilation de soi ( bitoul ) dans le vécu de D.ieu seul, faisant de nous un « chariot Divin », un vecteur de D.ieu, afin d'accomplir Son désir dans la création.

La « terre », située en dessous de sept cieux et sur laquelle ils reposent, 8 constitue la base de cette échelle méditative. La méditation présentée dans cet ouvrage, « Vivre dans un espace Divin », correspond à la terre et est, par conséquent, la méditation la plus basique, destinée à insuffler en nous une prise de conscience de D.ieu dans ce monde tandis qu'Il Se révèle Lui-même à nous par le biais des six commandements constants de la Torah. Il nous faut, en premier lieu, maîtriser cette méditation, devenir un adepte de cette faculté à « Vivre dans un espace Divin » avant de gravir des échelons plus élevés de la conscience Divine. C'est à partir du sol, l'orientation générale de la conscience Divine, que nous pouvons apprendre à monter. Certains des niveaux suivants de la méthode méditative de Rav Ginsburgh ont été traités dans quelques-uns de ses livres. 9 Avec l'aide de D.ieu, nous projetons d'aborder les niveaux restants dans l'avenir.

En supplément de ce contenu spirituel, un certain nombre de pratiques d'accompagnement contribuent à améliorer la méditation.

En tout premier lieu, il y a la musique. À travers l'histoire juive, l'aspiration de l'âme à se rapprocher de D.ieu et sa joie de vivre en Sa présence ont trouvé leur expression dans la mélodie. Avec l'avènement du ‘Hassidisme, il y eut un épanouissement de la créativité juive dans ce domaine, nombre de maîtres et de disciples ayant composé (ou adapté) des mélodies profondes et méditatives afin de venir en aide à la pratique de la méditation et de la prière. 10

La respiration et les mouvements ont aussi toujours constitué un élément implicite de la méditation juive. Les Kabbalistes et les ‘Hassidim n'ont pas toujours pratiqué, de manière consciente, des techniques spécifiques de respiration, ni adopté des postures particulières ou effectué des mouvements spéciaux. Mais la paix intérieure que procure la méditation engendre une respiration profonde, de même que l'aspiration à se rapprocher de D.ieu et la joie qui accompagnent la méditation suscitent le service de D.ieu « de tous mes membres ». 11 Dans la joie, on danse devant D.ieu, 12 en se languissant de Le servir, on court 13 vers ou « pour » D.ieu. 14

L'exposé fondamental de la méditation du niveau de la terre, présenté dans « Vivre dans un espace Divin », a circulé durant un certain nombre d'années parmi les disciples de Rav Ginsburgh et une édition préliminaire a été publiée en 1988 dans le numéro 14 de la revue Ascent Quarterly, p.6-15. 15 Cette édition fut par la suite étendue à une brochure de 19 pages, Living in Divine Space , publiée par Gal Einaï en 1996. Notre livre est une extension plus élaborée de cette méditation.

En plus des idées principales de ce texte, cet ouvrage présente un contenu très riche de données plus avancées à l'intention des étudiants plus chevronnés de la Kabbale et du ‘Hassidisme. Le plus court de ces exposés figure dans les notes de fin de ce livre ; les plus longs figurent en tant qu'essais supplémentaires après le chapitre onze. Même le débutant trouvera un enrichissement en lisant ces textes.

Certaines notes concernant les conventions adoptées dans ce livre :

Il existe plusieurs Noms pour D.ieu, utilisés dans la Bible et mentionnés dans cet ouvrage. Du fait de leur sainteté et de leur pouvoir spirituel, il est interdit de prononcer ces Noms autrement que dans la prière ou lorsque l'on récite un verset biblique complet. Pour cette raison, nous avons délibérément altéré la translittération de ces Noms, selon la pratique ancienne de leur prononciation par les Juifs observants dans des contextes non liturgiques.

Le Nom unique de quatre lettres de D-ieu est généralement connu sous le terme de Tétragramme et est appelé dans les écrits juifs (et dans ce livre également) « le Nom Havayah ». Il nous est interdit de prononcer ce Nom en entier et en fait, sa prononciation correcte nous est inconnue aujourd'hui. Dans le cadre d'idées liturgiques, le Nom Adnï est prononcé à sa place et dans des contextes non liturgiques, le mot Hachem (« le Nom ») lui est substitué. À cause de sa sainteté particulière, il a été intentionnellement abrégé (ou on lui a ajouté un trait d'union) lorsqu'un verset est écrit en hébreu. En français, lorsqu'il s'agit d'un verset, nous l'avons écrit en majuscules et avec un point (« D.IEU ») pour le distinguer de tous les autres Noms de D-ieu.

Le terme « Bible » ( Tanakh ) comprend la Torah (les Cinq Livres de Moïse), les Prophètes (comprenant huit livres : Josué, les Juges, Samuel, les Rois, Isaïe, Jérémie, Ezékiel et les Douze Prophètes) et les Écritures (comprenant onze livres : les Psaumes, les Proverbes, Job, Ruth, le Cantique des Cantiques, l'Ecclésiaste, les Lamentations, Esther, Daniel, Ezra-Néhémie et les Chroniques).

Dans le texte de l'ouvrage, le terme « Torah » doit être compris selon le contexte : dans son sens le plus strict, il fait référence aux Cinq Livres de Moïse, mais plus généralement, il peut faire référence à la totalité des enseignements écrits et oraux, toutes les instructions de D.ieu transmises à Israël pour éclairer l'humanité.

Le terme « Kabbale » est souvent utilisé pour faire référence à l'ensemble de la dimension intérieure de la Torah , y compris les enseignements du ‘Hassidisme.

Nous désirons attester ici de l'apport inestimable à la rédaction de cet ouvrage du Rav et de la Rabbanite Acher Crispe, de Mme Rachel Gordon, de M. Ouri Kaploun, Mme Ouriela Sagiv et du Rav Moché Wisnefsky, ainsi que pour l'assistance technique de tout le personnel de Gal Einaï.

Nous sommes profondément reconnaissants envers le Tout-Puissant de nous avoir permis d'offrir ce travail au public. En gardant l'esprit et le coeur concentrés sur D.ieu, puissions-nous rapidement être les témoins de l'avènement du Messie et de la véritable et totale Rédemption.

 

Gal Einaï

Jérusalem

18 Iyar 5763

 

Introduction

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De tout mon cœur, je Te recherche. 1

 

Rechercher D.ieu de tout notre cœur constitue l'essence même de la méditation juive. L'objectif du Judaïsme en général, et celui de la méditation juive en particulier, consiste à trouver D.ieu et à Le révéler dans ce monde.

D.ieu nous as mis sur terre et a dissimulé Sa présence afin de jouer avec nous une partie sacrée de « cache-cache ». 2 En Le recherchant consciemment, nous Lui procurons de la joie, si l'on peut dire, et ainsi, nous accomplissons Son désir dans la création. Notre besoin le plus profond est de révéler D.ieu dans notre vie, ce qui est la volonté de notre Créateur également.

On rapporte une histoire au sujet de Rabbi Baroukh de Medziboz, le petit-fils du Baal Chem Tov : un jour, alors que ses enfants et leurs amis jouaient à cache-cache, l'un de ses enfants accourut soudain vers lui en larmes. Lorsqu'il lui demanda pourquoi il pleurait, l'enfant lui répondit qu'au milieu du jeu, alors qu'il était caché, ses amis se désintéressèrent de la partie et s'en allèrent. Il attendit un long moment, jusqu'à ce qu'il réalisa que personne ne le cherchait ! Et, à nouveau, l'enfant éclata en sanglots.

Rabbi Baroukh apprit de cet incident ce que D.ieu ressent, si l'on peut dire, lorsque nous nous arrêtons au milieu cette partie sacrée de cache-cache, soit parce que nous perdons espoir de Le trouver, soit parce que nous ne sommes pas suffisamment intéressés de continuer à Le rechercher.

Mais, où Le trouver ? Où devons-nous seulement aller pour Le chercher ?

D.ieu nous révèle Ses voies – les chemins que Lui-même emprunte 3 – dans la Torah. Les commandements de la Torah sont les « voies de D.IEU, » 4 « l'endroit » où aller lorsque nous cherchons D.ieu. 5 Si nous souhaitons découvrir et percevoir la révélation perpétuelle de D.ieu qui nous est faite sur terre, il nous faut donc méditer sur ces préceptes de la Torah qui ne sont pas restreints aux limites du temps ou de l'espace. Pour cette raison, la méditation juive la plus fondamentale repose sur les six commandements constants de la Torah , comme nous l'expliquerons par la suite.

 

LE POINT, LA LIGNE , L'AIRE

La Kabbale et le ‘Hassidisme insistent sur le fait que la méditation est une technique essentielle dans la communication avec D.ieu. En ce qui la concerne, comme pour tout processus d'évolution personnelle, ils dégagent trois stades de développement spirituel : « Le point, la ligne, l'aire. » 6

Défini dans son sens le plus strict, un « point » est adimensionnel, une « ligne » est unidimensionnelle et une « aire » est bidimensionnelle. Dans la conscience humaine, l'état adimensionnel du « point » correspond à l'expérience d'être statique, de ne pas avancer, la sensation d'avoir une vélocité égale à zéro. L'état unidimensionnel de la « ligne » correspond à l'expérience dynamique du mouvement à vitesse constante, sans changement (sur le plan mathématique, ce type de vélocité constante est linéaire). L'état bidimensionnel de l' « aire » correspond à l'expérience de l'accélération, d'une vitesse en perpétuelle croissance (mathématiquement parlant, l'accélération est représentée comme une forme quadratique).

 

Stades de développement spirituel

« point »

adimensionnel

statique

« ligne »

unidimensionnelle

mouvement à vitesse constante

« aire »

bidimensionnelle

accélération, vitesse en perpétuelle croissance

Défini dans un sens plus large, plus profond, le « point » n'est pas censé être pris littéralement comme adimensionnel, ni la « ligne » être comprise comme unidimensionnelle, ni la « aire » comme bidimensionnelle. Ces trois stades progressifs doivent être perçus en relation les uns avec les autres. Le « point » correspond au point de départ de notre trajet spirituel ; la « ligne » correspond à la conscience d'être en train de progresser en direction de notre but ; la « aire » correspond au fait d'atteindre l'objectif, de le posséder et de devenir possédé par lui. Ici, paradoxalement, l'état en perpétuelle croissance de l'accélération finit par arriver au repos tandis que nous continuons à vivre la dynamique vitale du mouvement. En d'autres termes, paradoxalement, le mouvement et le repos coexistent dans notre conscience.

Appliqué à la méditation, le « point » de départ se focalise sur l'objectif, qui est la recherche de D.ieu (comme dans « de tout mon cœur, je Te recherche »).

La « ligne » de méditation correspond à sa direction bien définie et inclut les paramètres de son orientation. Ces paramètres se composent des six directions spatiales qui nous entourent ( en haut en bas , devant derrière , gauche droite ), chacune d'entre elles correspondant à l'un des six commandements constants de la Torah destinés à assurer notre conscience permanente de D.ieu. (Nous examinerons en détail ces commandements par la suite.)

La totalité de l' « aire » de la conscience méditative devient si absorbée par la profondeur de la méditation, à la fois sur les plans intellectuel et émotionnel, que nous transcendons l'état limité de notre propre conscience de nous-mêmes et que nous subissons une métamorphose, ne faisant plus qu'un avec la vérité Divine atteinte par le biais de la méditation.

Stades de développement spirituel dans la méditation

« point »

point de départ

se concentrer sur un objectif

rechercher D.ieu

« ligne »

progresser vers un but

définir une direction et des paramètres d'orientation

six commandements constants

« aire »

atteindre le but

transcender la conscience de soi-même ; se métamorphoser

ne faire qu'un avec la vérité Divine

 

LE SERVICE DU COEUR

Nos sages appellent la prière « le service du cœur ». 7 Comme le point initial de la méditation est « de tout mon cœur, je Te recherche, » la méditation peut également être perçue comme « le service du cœur ». Nous voyons donc qu'il existe un lien intime entre la méditation et la prière.

En effet, la prière est le point culminant, l'expression achevée, de la méditation. Le « point » initial de focalisation crée la structure Divine ; le « point » final, contenu dans la méditation, la prière, reflète notre vécu intérieur lorsque nous entrons dans l'état de conscience « Vivre dans un espace Divin ». 8 La prière, qui est le « point » des six directions de l'espace Divin, convertit la « ligne » méditative en une « aire » Divine bien vivante.

Comme nous allons l'expliquer, la prière correspond à la lutte qu'effectue l'âme pour transformer l'état méditatif en vie Divine, pour métamorphoser un état de conscience de soi-même en un état de conscience du Divin . 9