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  TRANSFORMER LES TENEBRES EN LUMIERE

 

Kabbale et psychologie

Rav Yits'hak Ginsburgh

 

COUVERTURE :

« L'un des dangers de l'anxiété est qu'elle peut nous encourager à nous définir en fonction de nos problèmes. Nous pouvons éviter ce piège en prenant conscience de notre âme Divine, l'élément immaculé de pureté intérieure qui ne peut être souillé par les illusions de l'ego et par les angoisses qu'il produit.

En dépit de la gravité réelle ou imaginaire de notre situation, demeure, tout au fond de nous, un domaine intact de complétude et de bonté qu'elle n'a pas affecté. Dès l'instant où nous nous souvenons de ce fait, nous pouvons l'utiliser pour reconsidérer toute notre situation sous un jour plus positif. Sans cette prise de conscience, il se peut que nous concevions notre moi intérieur comme problématique ou même comme entaché de quelque désordre psychologique ou complexe. La vérité est, toutefois, que nous sommes en possession d'une identité et d'une individualité indépendantes de nos angoisses. Si nous parvenons peu à peu à nous identifier à ce point intérieur de santé qui se trouve en nous, nous pouvons nous réadapter à son image…

La manière la plus efficace d'entrer en contact avec ce point intérieur de santé est la prière méditative. Normalement, notre connaissance instinctive de provenir d'une source spirituelle plus élevée est profondément enfouie dans notre inconscient. Nous pouvons, toutefois, la ramener au niveau de notre conscient à travers la prière méditative, qui dépasse le simple fait de demander à D-ieu de satisfaire nos besoins. Bien qu'il s'agisse d'une facette élémentaire et pertinente de la prière, notre intention, dans la prière méditative, est de rattacher notre âme à ses racines qui se trouvent en D-ieu.

En fait, ce "retour aux racines" est une facette essentielle de la psychologie humaine, comme en témoigne la popularité de la recherche généalogique, de la conscience ethnique, du nationalisme, etc. Tous ces phénomènes sont des expressions du désir instinctif de l'âme de retourner à son état spirituel d'origine …

A travers la prière méditative, l'âme acquiert les ailes de la conscience nécessaires à s'élever au-dessus et au-delà des confins du moi inférieur physique et de son environnement de pensées et d'angoisses négatives et à se connecter avec son moi spirituel plus élevé, l'origine de l'âme. »

 

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« … Il conviendrait de publier vos cours sous la forme d'un livre.

Avec mes bénédictions pour la réussite… »

 

Tiré d'une lettre du Rabbi de Loubavitch

adressée à l'auteur en Eloul 5741 (Septembre 1981)

 

 

Préface

 

Dans la six centième année de la vie de Noé,

au second mois, le dix-septième jour, ce jour-là,

jaillirent toutes les sources de l'abîme profond

et les fenêtres du ciel s'ouvrirent.

Genèse 7 :11

 

Dans le Zohar, le texte classique de mysticisme juif, ce verset tiré de la Genèse est interprété de manière prophétique : « Au cours de la six centième année du sixième millénaire, les portes de la sagesse d'en haut s'ouvriront et les sources de la sagesse d'en bas jailliront. » 1

 

Cet événement, affirme le Zohar , se déroulera en préparation de l'ère messianique, lorsque « la terre sera aussi remplie de la connaissance de D-ieu que l'eau couvre le fond de la mer. » 2

La « six centième année du sixième millénaire » correspond à l'année 1840 de l'ère chrétienne. 3 La « sagesse d'en haut » est considérée comme étant la dimension intérieure de la Torah et la « sagesse d'en bas », la dimension intérieure de la connaissance laïque. 4

La dimension intérieure de la Torah , le mysticisme juif, est généralement connu sous le nom de Kabbala (littéralement : « tradition reçue »). La Kabbale classique décrit avec beaucoup de détails les rouages intimes de la réalité, qui part de sa propre compréhension de la cosmologie pour finir avec l'impact de nos actes quotidiens sur les mondes spirituels qui nous entourent.

La dimension la plus profonde de la Torah est la connaissance du mécanisme intérieur de l'âme, les schémas profonds que trace le cœur dans sa recherche permanente de lui-même et de son Créateur. Cette connaissance – qui se base sur les enseignements de la Kabbale classique, mais en les approfondissant considérablement – est connue sous le terme de ‘Hassidisme. Bien que les idées majeures du ‘Hassidisme furent pour la première fois enseignées au XVIII ème siècle par son fondateur, Rabbi Israël Baal Chem Tov, 5 l'essentiel des enseignements ‘hassidiques expliquant les profondeurs de la psychologie Kabbalistique ne furent publiés qu'aux environs de 1840. 6

Quelques temps plus tard, au XIX ème siècle, le monde profane se mit à faire de grands progrès dans la définition des contours du psychisme humain, en particulier grâce aux techniques de psychanalyse 7 récemment mises au point. Nous devons notre familiarité avec des termes comme « l'inconscient » et « l'ego » au succès que rencontrèrent les idées et les découvertes de cette discipline à imprégner notre manière de penser.

Les idées de la Kabbale et du ‘Hassidisme en ce qui concerne les rouages du psychisme humain sont dispersées à travers les milliers d'ouvrages des nombreuses écoles de pensée au sein de ces disciplines, exprimées dans des dizaines de contextes différents. Dans l'ouvrage présent, Rav Yits'hak Ginsburgh organise les théories et les techniques de la psychothérapie Kabbalistique / ‘hassidique en une structure intégrée, faisant usage des termes et des concepts psychologiques qui font maintenant partie du langage courant depuis l'avancée de la psychothérapie moderne.

A différentes étapes de cet ouvrage, ces enseignements et techniques sont comparés et confrontés à certaines théories et techniques bien connues de la psychologie conventionnelle. 8 Toutefois, celle-ci est un vaste domaine qui comprend de nombreux points de vue, idéologies et dogmes en évolution constante et dont la plupart sont en désaccord sur les fondements mêmes de la théorie de la psychologie, sans parler de la pratique de la thérapie et de l'interprétation qu'il faut donner aux découvertes empiriques. 9 L'ouvrage présent n'a pas pour objectif de constituer une comparaison exhaustive entre la psychothérapie Kabbalistique et conventionnelle.

Quelques remarques sur les conventions adoptées dans ce livre :

Le terme « Bible » comprend le Pentateuque (les Cinq Livres de Moïse : La Genèse , L'Exode, Le Lévitique, Les Nombres et Le Deutéronome), les Prophètes (comprenant huit livres : Josué, les Juges, Samuel, les Rois, Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et les Douze Prophètes) et les Ecritures (les Hagiographes comprenant onze livres : les Psaumes, les Proverbes, Job, Ruth, le Cantique des Cantiques, l'Ecclésiaste, les Lamentations, Esther, Daniel, Ezra-Néhémie et les Chroniques).

Le terme « Torah » doit être compris selon le contexte : dans son sens le plus strict, il fait référence aux Cinq Livres de Moïse, mais plus généralement, il peut faire référence à la Bible en son entier («  la Torah écrite »). Dans son sens le plus large, il se réfère à la totalité des traditions écrites et orales qui constituent les enseignements que D-ieu a transmis à Israël pour éclairer l'humanité.

Le terme de « sages » s'applique aux sages de l'époque Talmudique, dont les enseignements sont consignés dans le Talmud, le Midrach et le Zohar .

Nous faisons souvent appel au terme de « Kabbale » pour parler de la totalité de la dimension intérieure de la Torah , y compris les enseignements du ‘Hassidisme. 10

Dans les tableaux servant à résumer les interrelations existantes entre les concepts ou les stades d'un processus, nous avons placé le premier concept ou stade initial dans la partie inférieure pour remonter vers la partie supérieure, afin de donner un sens graphique au fait de « monter » dans la hiérarchie ou le processus du concept.

Nous désirons attester ici de l'apport inestimable à la rédaction de cet ouvrage du Rav Acher Crispe, de son épouse Mme Sarah Esther Crispe, de M. Ouri Kaploun, de M. Touvia Krevit et de Mme Ouriéla Obst.

 

Puisse la promesse messianique décrite dans les derniers chapitres de ce livre se réaliser de notre vivant.

 

 

Moché Wisnefsky

Editeur

Linda Pinsky Publications

Gal Einaï

 

1

La quête pour le bien-être psychologique

 

LES APPROCHES MODERNES

Dans le monde d'aujourd'hui, les gens ont pris l'habitude de faire appel aux psychologues ainsi qu'aux ouvrages psychologiques de développement personnel pour trouver des moyens de gérer leurs inquiétudes et leurs angoisses. Loin d'être considéré comme un signe de faiblesse ou d'anormalité (comme cela pouvait l'être autrefois), pour une personne, entretenir des contacts réguliers avec un thérapeute est perçu comme une prise de position qui indique que sa vie est suffisamment complexe pour justifier une analyse effectuée par un professionnel expérimenté et qu'elle se préoccupe assez de sa qualité de vie pour endosser la responsabilité d'en prendre soin.

Cette évolution n'est pas une mauvaise chose ; en fait, elle est loin d'être une démarche récente. A travers toute l'histoire de la civilisation, toutes les sociétés florissantes ont accordé aux mentors et consultants un rôle essentiel dans leurs mécanismes internes psychologiques et sociaux pour promouvoir la stabilité et une continuité culturelle. Cette attitude semble tirer son origine du principe humain fondamental qu'une personne ne peut, ni ne doit tenter de régler tous les problèmes de sa vie seule et que le fait de solliciter aide et conseils auprès de la bonne personne est efficace sur le plan thérapeutique.

Comme le tissu que constitue la société est tissé de manière plus lâche qu'il ne devrait, nous sommes moins enclins à développer aujourd'hui des relations profondes avec des guides spirituels traditionnels. Ce vide a, par conséquent, été comblé par des thérapeutes professionnels ainsi que par d'autres praticiens de la santé mentale.

Récemment, en plus du conseil psychologique, la thérapeutique médicamenteuse est devenue de plus en plus populaire dans le traitement des désordres psychologiques. Toutefois, de l'avis de la majorité des psychologues, une psychothérapie cognitive correspond à la solution la plus durable pour la plupart des problèmes psychologiques. Bien qu'un tel traitement réclame plus d'engagement et de temps de la part du patient (ce qui le rend donc malheureusement plus onéreux), on considère généralement que modifier fondamentalement la manière de penser du patient est la forme de traitement la plus efficace à long terme.

Le problème majeur de la thérapeutique médicamenteuse réside dans sa nature artificielle. Bien que l'objectif de ce traitement soit de fournir au système nerveux les substances chimiques que le corps devrait produire de manière naturelle, mais qui, pour une raison ou une autre, ne le fait pas, la question principale qui se pose avant tout est  : Pourquoi le corps ne fabrique-t-il pas ces substances lui-même ?

En de nombreux cas, le corps se met à dysfonctionner sous l'effet d'un stress excessif ou d'une dépression qui peuvent à leur tour être causés par des attitudes destructrices à travers la vie. Dans d'autres cas, l'inverse est également vrai : le corps ne reçoit pas les soins qui lui conviendraient, ce qui entraîne des répercussions négatives sur le bien-être psychologique de l'individu. Les effets bénéfiques d'une respiration, d'une hygiène, d'exercices, d'un sommeil, d'une relaxation, d'un environnement sonore adéquats, pour ne citer que cela, sont bien connus depuis des millénaires ainsi que largement attestés par la science moderne. Bien entendu, un régime alimentaire équilibré est également essentiel à une bonne santé physique et psychologique. 1 De plus, les médecins à travers les siècles ont prescrit des herbes permettant d'assurer l'équilibre des fonctions psychophysiques. 2 Il est clair que de nombreux problèmes psychologiques pourraient être soulagés ou même guéris en prêtant simplement attention à ces aspects, souvent négligés, de la vie.

Malgré tout, subsistent de nombreux problèmes psychologiques exigeant un traitement plus direct ou intensif que des réajustements physiques de mode de vie. C'est pourquoi un conseil psychologique sous une forme ou une autre a toujours été, dans la plupart des sociétés, un aspect essentiel qui perdure encore de nos jours.

 

KABBALE ET PSYCHOTHERAPIE

Le système de psychothérapie que nous allons explorer ici est celui de la Kabbale , la tradition mystique juive et l' « âme » profonde de la Torah , telle qu'elle a été exposée et développée par les grands maîtres ‘hassidiques : le fondateur du mouvement ‘hassidique au XVIIIème siècle, Rabbi Israël Baal Chem Tov et ses disciples et successeurs. 3

Dans la communauté ‘hassidique, le rôle du psychologue peut être rempli par le dirigeant de la cour ‘hassidique lui-même (le Rebbe ), un ‘Hassid plus expérimenté, un ami proche ou quelque autre guide spirituel. (A bien des égards, notre conjoint – qui est dans l'idéal notre ami le plus proche 4 – peut remplir le rôle de thérapeute.) Tous les membres de la communauté ‘hassidique sont censés se trouver un mentor et, grâce à son aide, gérer leurs problèmes et leurs anxiétés par le biais d'un programme de consultation et d'un suivi réguliers. 5

A cet égard, la communauté ‘hassidique peut paraître très semblable au reste du monde. Il existe toutefois quelques différences fondamentales entre la psychothérapie Kabbalistique et les autres approches du suivi psychologique, étant donné que la Kabbale et les autres systèmes existants ont des visions très différentes de ce qu'est le bien-être psychologique et de la manière de l'atteindre. Ces différences trouvent, bien entendu, leurs origines dans les points de divergence fondamentaux existants entre la Kabbale et toute autre philosophie ou religion n'étant pas ancrée dans le système de croyance de la Torah. 6 L 'élément crucial à la compréhension de ces différences est la manière dont chacun perçoit le rôle de la connaissance de soi dans la santé mentale.

 

 

 

CONNAISSANCE DE SOI

La culture occidentale laïque a toujours considéré la connaissance de soi comme la couronne des entreprises humaines. 7 Cependant, les enseignements de la Kabbale donnent la priorité au précepte de la Torah  : « Sache devant Qui tu te tiens ». 8 En effet, les dernières paroles du Roi David à son fils, le Roi Salomon, furent : « Connais le D-ieu de ton père ; sers-Le de tout ton cœur et d'une âme consentante. » 9

Dans le cadre du projet de la Torah , le sens de la vie est de connaître D-ieu , ce qui veut dire, être perpétuellement conscient de Sa présence. La connaissance de D-ieu, non de nous-mêmes, est censé emplir notre conscience.

Néanmoins, pour connaître D-ieu, nous devons d'abord nous connaître nous-mêmes. Puisqu'il est impossible à l'esprit humain fini de connaître directement D-ieu qui est infini, nous ne pouvons que prendre connaissance de D-ieu de manière indirecte, en percevant d'abord la nature Divine qui se trouve en nous. Créés comme nous le sommes, « à l'image de D-ieu » 10 , nous sommes nous-mêmes le miroir à travers lequel nous pouvons L'appréhender, comme il est écrit : « De ma chair, je perçois D-ieu. » 11 Notre tâche consiste donc à mettre à jour la nature Divine cachée en nous. Bien que cela ne soit pas chose facile, une fois habitués à la dimension Divine qui réside en nous, nous devenons aptes à percevoir la Divinité inhérente à toute la création et à pressentir quel est notre rôle dans le grand projet Divin.

Selon nos sages, D-ieu créa le monde afin d'avoir une demeure dans « les domaines inférieurs ». 12 « Inférieur » ne signifie pas ici physiquement inférieur, mais plutôt inférieur dans l'échelle de conscience de D-ieu. Selon cette compréhension, notre monde matériel se trouve sur l'échelon le plus bas d'une vaste hiérarchie des « univers » ou ordres d'existence, chacun étant défini par un niveau différent de conscience de D-ieu en tant que Créateur. 13 Notre monde est le plus bas en ce sens qu'il ne révèle pas immédiatement le fait que quelqu'un l'a créé. La natureest un déguisement si parfait pour le pouvoir Divin, créant le monde en permanence, qu'il est possible de naître, de vivre toute sa vie et de mourir sans avoir jamais découvert l'existence de D-ieu.

C'est de ce monde, dans lequel Sa présence est si bien caché, que D-ieu désire faire Sa « demeure ». Précisément ici, où tout semble antithétique avec notre conscience de Lui, Il veut que nous soyons conscients de Son existence et que nous établissions une relation avec Lui. C'est pour cette raison qu'Il a créé un tel monde dès le début et que chaque âme est envoyée ici-bas. Chaque individu a un rôle unique à jouer en réalisant cet objectif et la seule manière qui nous est offerte de déterminer notre finalité exceptionnelle dans ce projet est de nous accoutumer à la nature Divine qui se trouve en nous. C'est en ce sens et à cette fin que nous devons « nous connaître nous-mêmes ».

Pour la plupart d'entre nous, cependant, le moi Divin est si enfoui sous de multiples couches de conscience du monde matériel que nous désespérons de jamais le mettre à jour. Comment, donc, pouvons-nous prendre connaissance de notre moi intime et Divin afin de pouvoir connaître D-ieu ? Tel est le but et la raison d'être de la psychothérapie Kabbalistique ainsi que le point majeur qui la sépare de la psychologie conventionnelle.

 

 

 

LA CONNAISSANCE DE D-IEU

La psychologie conventionnelle décrit les états conscients et inconscients du psychisme humain normatif, 14 qui sont tous deux essentiellement conscients d'eux-mêmes par nature. Elle ne se focalise pas sur la connaissance de D-ieu. En fait, bien qu'elle ne nie pas catégoriquement Son existence, elle L'ignore généralement en tant que déterminant actif dans la santé mentale et, par conséquence, ignore également l'existence d'une âme Divine, une entité séparée de la conscience humaine normative avec laquelle elle est concernée et qui la transcende également.

Il est intéressant de noter que cette attitude place la psychologie dans une situation difficile. Si un homme s'enlise dans des sables mouvants, il doit s'accrocher à quelque chose ou à quelqu'un d'extérieur pour en sortir. De manière similaire, un homme assailli par les problèmes et les angoisses a besoin de l'aide de quelqu'un ou de quelque chose qui transcende ces problèmes et anxiétés afin de se dégager de cette situation. Toutefois, le mieux que puisse offrir la psychologie conventionnelle à une âme qui souffre est l'assistance d'un autre être humain 15 ou peut-être une entrée dans une dimension humaine inexploitée de l'esprit du patient. Cela peut effectivement procurer un répit temporaire, mais ne peut espérer servir de guérison parce que nous sommes tous sujets à la même condition humaine. Si, au bout du compte, nous sommes tous dans le même bateau, qui pourra bien nous jeter une corde ? 16

Toutes impressionnantes que peuvent être ses réussites, la psychologie conventionnelle, par sa nature même, ne peut donc aborder ou résoudre les énigmes fondamentales de l'existence humaine qui sous-tend la plupart des problèmes psychologiques. En effet, elle provient du même cerveau humain limité qu'elle tente de comprendre et de traiter. (C'est cette origine limitée qui donne aussi naissance à cette grande divergence de théories et approches en opposition.)

Dans la Kabbale , la conscience de la nature Divine qui est en nous est perçue comme la clé qui nous donne accès à notre délivrance psychologique personnelle des forces qui menacent de nous submerger. L'omniprésence de D-ieu signifie que quel que soit le niveau auquel nous pensons être descendus, Il est avec nous, nous lançant une corde afin de nous aider à remonter et à nous en sortir. Comme il est écrit : « Même si je descends dans les profondeurs, Tu es là. » 17 Plus nous parvenons à nous sensibiliser nous-mêmes à l'essence Divine qui réside en nous, plus nous prenons conscience et nous habituons à l'omniprésence de D-ieu et plus vite nous réussissons à nous extirper des inquiétudes qui nous attirent vers le bas.

La psychologie conventionnelle, n'offrant pas cette issue de secours inconditionnelle, ne peut fournir la base à une personne qui lui permettra de faire véritablement et complètement face à la vérité sur elle-même. 18