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Glossaire

 

Note : tous les termes étrangers sont en hébreu, sauf indication contraire. Les termes précédés par un astérisque ont leur propre entrée.

 

Abba (???, « père » [Araméen]) : *partsouf de *‘hokhma.

 

Adam Kadmon (??? ?????, « homme primordial ») : le premier *monde.

 

Âme : vie ou conscience qui se trouve en l’homme (ou tout autre créature, voir Chaar HaYi’houd VehaEmouna, ch.1) et qui l’anime. Le juif possède une « âme Divine » supplémentaire qui est focalisée sur les préoccupations de D.ieu au sein de la création.

L’essence de l’âme possède cinq manifestations (« noms »), comme ci-dessous :

 

 

Nom

Expérience

yé’hida

????????

« l’unique »

unité avec D.ieu

‘haya

??????

« être vivant »

conscience de D.ieu comme créant continuellement le monde.

néchama

????????

« souffle »

vitalité de l’intelligence

roua’h

?????

« esprit »

vitalité de l’émotion

néfech

??????

« créature »

vitalité physique

 

Âme animale : l’âme qui nous entraîne vers l’instinct de conservation matériel ou spirituel et qui nous pousse à améliorer notre plaisir matériel ou sensuel.

 

Âme Divine : l’âme qui nous attire vers D.ieu et nous pousse à nous soumettre à Sa volonté.

 

Amertume : insatisfaction de la vie, profonde et existentielle, née du manque de connaissance de nos propres défauts. L’amertume est la voie intermédiaire entre la résignation de l’acceptation de soi et la dépression qui provient du désespoir de parvenir un jour à s’améliorer soi-même.


Amida (????????, « debout ») : L’élément central et le plus élevé de chaque office de prière. Elle est récitée telle une dévotion silencieuse tout en restant debout, les pieds joints, en direction de Jérusalem. La version de la semaine contient dix-neuf bénédictions, celles du Chabbat et des jours de fête en ont sept et celle du Moussaf de Roch Hachana, neuf.

 

Anxiété : tel qu’employé dans le livre « Transformer les ténèbres en lumière », « anxiété » signifie une peur ou un sentiment d’appréhension en présence ou non d’une menace spécifique.

 

Arikh Anpin (???? ??????, « le long visage » ou « celui qui est infiniment patient ») : *partsouf externe de *kéter (la dimension intérieure est *Atik Yomin). En termes psychologiques, c’est un synonyme de volonté. Il possède son propre kéter (la *goulgalta) et sa propre *‘hokhma (*mo’ha stima’a).

Ari est un acronyme de « le saint Rabbi Yits’hak Ari ou Arizal (Rabbi Isaac Louria) :
[Louria Achkenazi], de mémoire bénie. » (1534-1572), qui fut une figure centrale de la Kabbale  et dont les enseignements forment le cœur de la doctrine Kabbalistique et la base pour la compréhension du Zohar. IL reçut et transmit de nouveaux aperçus révolutionnaires sur la sagesse de la Kabbale. Les « innovations » principales qu’il introduisit dans son exposé de Kabbale consistent en les quatre concepts suivants : Tsimtsoum, Chevira et Tikoun, Hitlabchout Partsoufim, Avodat Haberouim.
Ses enseignements ont essentiellement été notés par Rabbi ‘Haïm Vital (1543-1620), dont les écrits nous sont parvenus sous plusieurs versions.
Pour de plus amples informations, voir : Trois Stades dans l’Évolution de la Pensée Kabbalistique.


 

Assiya (????, « action ») : le plus bas des quatre *mondes.

 

Atbach : (???"?) : simple transformation réfléchie. La première lettre de l’alphabet est couplée avec la dernière, la seconde avec l’avant-dernière et ainsi de suite. Les lettres de ces couples deviennent dès lors interchangeables.

 

?

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Atik : diminutif de *Atik Yomin.

 

Atik Yomin (???? ?????, « l’ancien des jours » [Araméen]) : *partsouf intérieur de *kéter.

 

Atika Kadicha (????? ?????, « l’ancien saint » [Araméen]) : dans certains contextes, ce terme est un synonyme de *Atik Yomin ; dans d’autres, de *kéter en général.

 

Atsilout (??????, « Émanation») : le premier et le plus élevé des quatre *mondes émanant d’*Adam Kadmon.

 

Atténuation ou adoucissement : révéler le noyau intérieur de bien qui réside dans le mal et transformer tout le mal possible en bien – « transformer les ténèbres en lumière » ; le troisième stade du développement spirituel tel qu’enseigné par le Baal Chem Tov.

 

Av (??, « père ») : le cinquième mois du calendrier juif.

 

Baal Chem Tov (???? ???? ??????, « Maître du Bon Nom [de D.ieu] ») : titre de Rabbi Israël ben Eliézer (1698-1760), fondateur du mouvement ‘hassidique (*‘Hassidisme).

 

Baal Techouva (?????????? ??????, « celui qui revient ») : celui qui retourne aux voies du Judaïsme et qui adhère à la loi juive après une période d’éloignement. Souvent utilisé en opposition au *tsadik, qui, lui, n’a pas traversé une telle période. Le baal techouva s’efforce continuellement de s’élever, de revenir et d’être subsumé dans l’essence de D.ieu ; le tsadik s’efforce essentiellement de servir D.ieu en accomplissant de bonnes actions et ainsi, d’attirer Sa lumière dans le monde. Idéalement, ces deux chemins sont destinés à être interinclus, i.e. chaque Juif doit incarner à la fois le service du baal techouva et celui du tsadik. Voir aussi techouva.

 

Bénoni (« personne intermédiaire ») : quelqu’un qui possède en lui une tendance à faire le mal, mais qui la maintient sous contrôle et ne faute pas. Il existe de nombreux degrés de bénonim, de celui qui se trouve dans un état conscient permanent de lutte pour pouvoir triompher de son mauvais penchant, à celui qui est tellement absorbé dans son service Divin de la Torah et des mitsvot qu’il ne sera pratiquement plus conscient du mauvais penchant qui dort en lui. Voir tsadik, racha.

 

Bible : le Pentateuque (les Cinq Livres de Moïse : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome) ; les Prophètes (comprenant huit livres : Josué, les Juges, Samuel, les Rois, Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et les Douze Prophètes) et les Ecritures (les Hagiographes comprenant onze livres : les Psaumes, les Proverbes, Job, Ruth, le Cantique des Cantiques, l’Ecclésiaste, les Lamentations, Esther, Daniel, Ezra-Néhémie et les Chroniques).

 

Binah (???????, « compréhension ») : la troisième des dix *sefirot.

 

Birour (????, « séparation », « choix » ou « raffinement ») : type de *tikoun dans lequel on doit travailler à séparer le bien du mal à l’intérieur de n’importe quelle entité et, ensuite, rejeter le mal et accepter le bien. Peut être fait de manière active ou au sein de sa conscience. Voir *yi’houd.

 

Bita’hon (?????, « assurance ») : 1. sentiment de confiance en le pouvoir, qui nous a été donné par D.ieu, de prendre des initiatives et de réussir notre mission dans la vie. Voir *émouna. 2. expérience intérieure de la sefira de netsa’h. 3. (« confiance ») : conviction que D.ieu orchestrera les événements en accord avec le bien révélé le plus élevé. Ce bita’hon passif est associé à la sefira de hod.


Bitoul (????????, « annihilation ») : l’un des stades d’anéantissement de soi ou d’abnégation de soi. L’expérience intérieure de la *sefira de *’hokhma.

 

Bria : Voir *mondes.


     Brit
 (???????, « alliance ») ou brit mila (?????? ???????, « alliance de circoncision ») : 1. L’alliance ou lien éternel que D.ieu a établi avec

Abraham et le peuple juif, soulignée par la *circoncision de l’organe de reproduction mâle, le huitième jour après la naissance. 2. La cérémonie au cours de laquelle ce commandement est accompli. 3. Euphémisme pour l’organe de reproduction mâle.

 

Chabat (???????, « Chabat ») : jour de repos débutant au coucher du soleil le vendredi et s’achevant à la tombée de la nuit le samedi.

 

Cha’harit (?????, « matin ») : office de la prière du matin.

 

Chaos : voir Tohou.

 

Chavouot (??????, « semaines ») : *yom tov célébrant la moisson du blé et commémorant le don de la Torah au Mont Sinaï.

 

Chekhina (?????, « présence intérieure ») : Présence Divine immanente qui est inhérente à l’univers, correspondant à la sefira de malkhout, l’aspect « féminin » de la Divinité.

 

Chemini Atséret (????? ????, « la récolte du huitième jour ») : *yom tov qui suit immédiatement *Soukot, marquant la fin des fêtes du mois de Tichri.

 

Chema (??????, « écoute ») : compilation de trois passages bibliques (Deutéronome 6:4-9, 11:13-21, Nombres 15:37-41) débutant avec ce mot, ou parfois, le premier verset seulement. Le premier verset est la profession fondamentale du monothéisme, « Écoute Israël, D.ieu est ton D.ieu, D.ieu est un. » Nous avons reçu le commandement de réciter le Chéma deux fois par jour ; il a donc été incorporé dans les prières du matin et du soir ainsi que dans la prière que l’on prononce la nuit, avant d’aller dormir. Lorsque nous récitons la première phrase, nous devons nous considérer comme prêts à renoncer à notre vie plutôt que de nier l’unicité de D.ieu.

 

Circoncision (??????, Milah) : 1. le rite de circoncision, accompli sur un garçon juif, le huitième jour après sa naissance. 2. spécifiquement, la première phase de ce rite durant laquelle le prépuce est coupé.


Da’at (??????, « connaissance ») : 1. force unifiante au sein des dix *sefirot. 2. troisième sefira de l’intellect, comptée comme l’une des dix sefirot lorsque kéter, le superconscient, n’est pas compté.

 

Délivrance : série des événements qui marquent le début de l’*ère messianique.

 

Dépression : tel qu’employé dans ce livre, « dépression » signifie tristesse, mélancolie ou découragement. Dans les cas extrêmes, la dépression peut entraver la manière de fonctionner du patient sur le plan social et / ou psychologique.

 

Din (???, « jugement » ; pl. ?????, dinim) : 1. synonyme de *guevoura. 2. manifestation de cet attribut. 3. synonyme de kal ve’homer.

 

Ego : tel qu’employé dans le livre « Transformer les ténèbres en lumière », « ego » signifie le fait d’être focalisé sur soi-même ou d’avoir la pleine conscience de soi-même.

 

Egocentrique : être focalisé sur soi, égoïste, rechercher son avantage personnel.

 

Égoïste : exagérément conscient de soi-même.

 

Emouna (?????, « foi » ou « croyance ») : 1. profonde conviction que quoi que D.ieu fasse, tout sera finalement pour le plus grand bien, même si cela ne nous semble pas ainsi sur le moment. Voir *bita’hon ; 2. l’expérience intérieure associée à *récha delo ityada.

 

Ère messianique : l’ère de la paix universelle et éternelle et de la véritable connaissance de D.ieu qui sera inaugurée par l’avènement du *Messie.

 

Farbrengen : une réunion ‘hassidique.

 

Guedoula (????, « grandeur ») : synonyme de *‘hessed.

 

Guematria (??????????????, « numérologie » [Araméen]) : technique consistant à comparer les mots et les expressions en hébreu en se basant sur leurs valeurs numériques.

Guevoura (?????, « puissance » ou « force » ; pl. ??????, guevourot) : 1. cinquième des dix *sefirot. 2. manifestation de cet attribut, spécifiquement dans *da’at.

 

Guevourot : pluriel de *guevoura (second sens).

 

Goulgalta (??????, « le crâne » [Araméen]) : *kéter de *Arikh Anpin. En termes psychologiques, l’interface entre le plaisir et la volonté, utilisée comme origine de la volonté superconsciente.

 

‘Habad  (??"?) : acronyme des mots *‘hokhma, *binah, *da’at (???? ???? ???, « sagesse, compréhension, connaissance ») : 1. la première triade de *sefirot (émanations Divines) qui constitue l’intellect. 2. Nom d’une branche de la *‘Hassidout, fondée par Rabbi Chnéour Zalman de Liadi (le Alter Rebbe), qui met l’accent sur le rôle de l’intellect et de la méditation dans le service de D.ieu ; appelé aussi *Loubavitch.

 

‘Hachmal : ‘hachmal apparaît dans le premier chapitre du Livre d’Ezéchiel comme une partie de la vision du prophète du char Divin. Le mot ‘hachmal peut être considéré comme étant composé des mots ‘hach (« silencieux ») et mal (« couper » ou « parler »). Selon la Kabbale, il s’agit d’un type de lumière ou d’énergie spirituelle dont l’origine provient de l’unicité Divine par-delà le temps et l’espace, l’expérience de la « douce voix silencieuse » entendue par le prophète Elie. Dans le processus de la création, il se personnifie comme un type d’anges qui « parfois sont silencieux et parfois prennent la parole ». Lorsque nous incluons l’autre sens de mal, « couper », le mot indique le processus en trois points de développement spirituel (soumission, séparation et atténuation – adoucissement).

 

‘Hagat (??"?) : acronyme pour *‘hessed, *guevoura, *tiféret (??? ????? ?????, « bonté, force, beauté ») : la seconde triade de *sefirot, qui constitue les émotions primaires (voir ‘Habad, Néhi).

 

Halakha (???????, « voie » ou « marche ») : 1. tout le corpus de la loi juive 2. une loi juive spécifique.

  

Haftara (« conclusion ») :

La Haftara est la lecture des Prophètes qui conclut celle de la section de la Torah du Chabbat ou d’une fête


      ‘Hassadim

 : pluriel de *‘hessed (second sens).


 

 ‘Hassidisme ou ‘Hassidout (?????????, « piété » ou « bonté ») : 1. attribut ou manière de vivre qui va au-delà de ce que demande la loi. 2. mouvement au sein du Judaïsme fondé par Rabbi Israël Baal Chem Tov (1648-1760), dont la finalité consiste à éveiller le peuple juif à son propre moi intime par le biais de la dimension intérieure de la Torah et ainsi, de préparer le terrain à l’avènement du *Machia’h. 3. les enseignements écrits et oraux de ce mouvement.


Havayah (???-?) : connu également sous le nom de Tétragramme (« Nom à quatre lettres »). Du fait de sa grande sainteté, ce Nom ne peut être prononcé que dans le Temple et sa prononciation correcte n’est pas connue de nos jours. Lorsqu’un verset complet de la Bible ou de la liturgie est récité, il est lu comme le Nom Adni ; sinon, on dit Hachem (???????, « le Nom ») ou Havayah (???????, une permutation des quatre lettres de ce Nom).

Havayah est le plus sacré des Noms de D.ieu. Bien qu’aucun nom ne puisse totalement exprimer l’essence de D.ieu, le Nom Havayah, dans certains contextes, fait référence à l’essence de D.ieu. Dans ces cas, il est appelé « le Nom supérieur Havayah » et il est défini comme « le Nom essentiel » (???? ???????), « le Nom unique » (????????? ????) et « le Nom explicite » (?????????? ????).

Sinon, le Nom Havayah fait référence à D.ieu tel qu’Il Se manifeste à travers la Création. Dans ce cas, il est appelé « le Nom inférieur Havayah » et ses quatre lettres sont perçues comme dépeignant dans leur forme le processus créatif et font allusion aux mondes, aux dix sefirot, etc., comme le montre le tableau ci-dessous :

 

 

création

mondes

sefirot

????

?? ?

« pointe »

du youd

Volonté de créer

Adam Kadmon

kéter

?

youd

contraction

Atsilout

‘hokhma

?

hei

expansion

Bria

bina

?

vav

extension

Yétsira

les six midot

?

hei

expansion

Assiya

malkhout

 

Le Nom inférieur de Havayah apparaît à plusieurs niveaux. Il se manifeste d’abord comme la lumière qui se trouve au sein de toutes les sefirot. Il possède donc à ce niveau dix itérations, qui sont indiquées comme dix vocalisations, chacune utilisant l’une des dix voyelles. (Ce ne sont que des « vocalisations » méditatives puisqu’il est interdit de prononcer le Nom Havayah, quelle que soit la vocalisation, ainsi que nous l’avons noté.) Par exemple, lorsque chacune de ses quatre lettres est vocalisée avec un kamats, il signifie la lumière à l’intérieur de la sefira de kéter ; lorsqu’elles sont chacune vocalisées avec un pata’h, il signifie la lumière à l’intérieur de la sefira de ‘hokhma. Les autres Noms de D.ieu (y compris les manifestations ultérieures du Nom Havayah) font référence aux récipients des sefirot. Dans le monde de Atsilout, où ces Noms sont principalement manifestes, les récipients comme les lumières des sefirot sont des manifestations de Divinité.

La deuxième manifestation du Nom inférieur Havayah s’exprime en tant que récipient de la sefira de ‘hokhma. (Il est fait allusion à cette idée dans le verset : « Havayah dans ‘hokhma a fondé la terre » [Proverbes 3 :19].)

Sa troisième manifestation se fait en tant que récipient de la sefira de binah. Cette manifestation est indiquée par les consonnes du Nom vocalisé avec les voyelles du Nom Elokim (et lu en tant que tel) (par exemple, Deutéronome 3:24, etc.).

La manifestation la plus basique du Nom inférieur Havayah se trouve dans la sefira de tiféret, dont l’expérience intérieure est la miséricorde. Le Nom Havayah est généralement associé au « principe de miséricorde » puisque la miséricorde est l’émotion la plus fondamentale à travers laquelle D.ieu établit un rapport avec Sa Création. Dans ce sens, qui est le plus commun, il est vocalisé avec les voyelles du Nom Adnout (et lu en tant que tel).


‘Haya (???, « le vivant ») : le deuxième niveau le plus élevé des cinq niveaux de l’*âme.

 

‘Hessed (?????, « bonté » ; pl. ?????, ‘hassadim) : 1. la quatrième des dix *sefirot. 2. manifestation de cet attribut, spécifiquement dans *da’at.

 

Hod (????, « splendeur », « remerciements », « reconnaissance ») : la huitième des dix *sefirot.

 

‘Hokhma (???????, « sagesse » ou « sagacité ») : la deuxième des dix *sefirot.

 

Ima (??????, « mère » [Araméen]) : le *partsouf de *binah.

 

Inconscient : dépôt des pensées dans le cerveau ne pouvant, en général, qu’être amenées au niveau du conscient que par le biais d’une technique particulière, comme la psychothérapie ou la psychanalyse.

 

Inter-inclusion : l’inclusion de la nature ou mentalité de tous les éléments d’un ensemble dans chaque élément de cet ensemble. Le principe « holographique » kabbalistique, caractéristique de tout ce qui est saint.

 

Israël Saba (????? ???, « Israël l’Ancien » [Araméen]) : le plus bas des deux *partsoufim secondaires qui se développe à partir du partsouf de *Abba, l’être supérieur Abba Ila’a (??? ????, « le Abba supérieur »).

 

Kabbale (????????, « réception » ou « tradition ») : la dimension ésotérique de la Torah.

 

Kabbalat Chabat (???? ???, « accueillir le Chabat ») : série de psaumes, d’hymnes, etc. récitée en prélude à l’office de la prière du vendredi soir, pour marquer l’entrée du Chabat.

 

Kav (??, « ligne ») : le rayon de lumière parvenu à l’intérieur de l’espace vacant créé en conséquence du *tsimtsoum.

 

Kéter (??????, « couronne superconsciente ») : la première des dix *sefirot.

 

Loubavitch (?????????????????, « Ville de l’amour » [Russe]) : la ville qui fut le centre du mouvement *‘Habad de 1812 à 1915 ; le mouvement fut, par la suite, connu sous le nom de cette ville.

 

Lekha Dodi (??? ????, « Viens, mon bien-aimé ») : un hymne faisant partie de la *Kabbalat Chabat.

 

Likouté Moharan (« Recueil [des Enseignements de] Rabbi Na’hman ») : abrégé des enseignements de Rabbi Na’hman de Breslev (1772-1810).

 

Lumières : voir Sefira.

 

Machia’h (????????, « celui qui est oint », « messie ») : le descendant prophétisé du Roi David qui réinstaurera la monarchie ordonnée par la Torah (dont il sera le dirigeant), qui reconstruira le Saint *Temple et qui ramènera le peuple juif exilé dans sa patrie. Cette série d’événements (appelée collectivement « la Délivrance ou Rédemption ») marquera le début d’une ère de paix universelle et éternelle et de véritable connaissance de D.ieu, appelée « ère messianique ». Il existe aussi un personnage messianique prophétisé appelé Machia’h ben Joseph, qui rectifiera certains aspects de la réalité en préparation à la venue du Machia’h ben David.

 

Mal : tel qu’employé dans le livre « Transformer les ténèbres en lumière », le « mal » est tout ce qui s’oppose à la conscience Divine. Cela comprend tout ce que la Torah définit comme méfait, notre penchant à faire le mal, les complexes psychologiques qui nous empêchent d’accomplir notre mission dans la vie et les traumatismes, les épreuves et les tribulations de cette vie présente et des vies antérieures.

Selon l’imagerie de la Kabbale, le mal est comparé à une coquille ou une écorce qui renferme l’« amande » ou le « fruit » - l’étincelle Divine – qui est retenue captive en elle.

 

Malkhout (????????, « royauté ») : la dernière des dix *sefirot.


Mazal (?????, pl. ????????, mazalot) : 1. conduit spirituel de la bienfaisance Divine (provient de la racine ???, « couler »). 2. plus spécifiquement, les treize touffes de la « barbe » de Arikh Anpin. 3. incarnation matérielle de ce type de conduit spirituel, comme une étoile, une planète, une constellation, etc. 4. plus spécifiquement, les douze constellations du zodiaque ; 5. d’après nos Sages, le peuple juif n’est pas soumis à l’influence des mazalot (Chabat 156a). Le Baal Chem Tov enseigne que le « néant » Divin lui-même constitue le véritable mazal du peuple juif.

 

Méditation : la signification correcte de ce mot est « contempler un sujet en profondeur ». La méditation consiste en un effort cognitif et non en une technique visant à débarrasser l’esprit de la pensée. Vider l’esprit de toute interférence mentale est une condition préalable à la méditation.

 

Menora (????????, « candélabre ») : candélabre à sept branches qui était situé dans le sanctuaire du *Temple à Jérusalem.

 

Michna : voir *Talmud.

 

Mida (???, « mesure » ou « attribut », pl. ????, midot) : 1. attribut de D.ieu. 2. plus spécifiquement, l’une des *sefirot de *‘hessed à *malkhout, par opposition aux sefirot supérieures de l’intellect. 3. l’un des treize attributs de miséricorde, qui font partie de la révélation de *kéter.

 

Midot : pluriel de *mida.

 

Midrach (????????, « rechercher » ; pl. ???????????, Midrachim) : la seconde partie majeure de la Torah Orale (après le Talmud), consistant en des textes halakhiques ou des homélies formulés comme des analyses linguistiques du texte biblique. Un ouvrage individuel de textes midrachiques est également appelé Midrach, étant donné qu’il est une analyse spécifique de style midrachique.

Le Midrach est un recueil de nombreux ouvrages écrits durant une période de plusieurs siècles (environ du second au huitième siècle de l’ère chrétienne), pour la plupart, en Terre Sainte. Le recueil principal de textes midrachiques sous forme d’homélies est la série Raba (« grand »), couvrant les cinq livres du Pentateuque et les cinq rouleaux manuscrits. Les Midrach Tan’houma, Midrach Tehilim, Pessikta deRav Kahana, Pirké deRabbi Eliézer et Tana devé Eliahou sont d’autres recueils importants. Plusieurs recueils plus récents contiennent des textes qui sont encore sous leur forme d’origine, comme le Midrach Hagadol et le Yalkout Chimoni. Il existe également de nombreux Midrachim plus petits et de moindre importance ; on peut trouver certains d’entre eux dans le recueil Otsar HaMidrachim. Les Midrachim halakhiques comprennent des ouvrages qui s’appellent Mekhilta, Sifra et Sifré.



Mitsva (???????, « commandement » ; pl. ???????, mitsvot) : l’un des six cent treize commandements donnés par D.ieu au peuple juif, ou des sept commandements donnés par D.ieu aux nations du monde, au Mont Sinaï. 2. l’un des sept commandements institués par les Sages. 3. de façon idiomatique, toute bonne action.

 

Mitsvot : pluriel de *mitsva.

 

Mo’ha Stima’a (???? ??????, « le cerveau caché » [Araméen]) : *‘hokhma de *Arikh Anpin. En termes psychologiques, pouvoir de générer une nouvelle perspective (?? ??????).

 

Mo’hin deAbba (????? ????, « le cerveau de *Abba » [Araméen]) : état de conscience, mentalité ou force vitale cognitive dans lesquels on ressent la *‘hokhma ou la sagacité.

 

Mo’hin deIma (????? ????, « le cerveau de *Ima » [Araméen]) : état de conscience, mentalité ou force vitale cognitive dans lesquels on ressent la *binah ou la compréhension ou la rationalité.

 

Monde (en hébreu : ??????) : niveau spirituel de création, représentant un échelon dans le continuum de la conscience ou de la prise de conscience de D.ieu. D’une manière générale,  il existe quatre mondes : *Atsilout, *Bria, *Yétsira et *Assiya. Toutefois, ces quatre mondes proviennent plus précisément d’un cinquième, plus élevé, *Adam Kadmon. La totalité des dix *sefirot et des douze *partsoufim est présente dans chaque monde ; cependant, comme il existe une correspondance biunivoque entre les mondes et les sefirot, c’est une sefira en particulier qui domine dans chaque monde.

Le monde de Atsilout est fondamentalement différent des trois mondes suivants en ce sens que, chez lui, il n’existe pas de conscience de soi-même à proprement dit, alors que les trois autres mondes inférieurs constituent des stades progressifs dans le développement de la conscience de soi.

Les mondes correspondent au Nom Havayah et aux *sefirot de la manière suivante :

 

le Nom

Havayah

Monde

sefira

dominante

niveau de

conscience

???? ?? ?

????? ????????

Adam Kadmon

« Homme primordial »

kéter

volonté Divine de créer et plan de la Création

?

?????????

Atsilout

« Émanation»

‘hokhma

D.ieu uniquement ; pas de conscience de soi

?

?????????

Bria

« Création »

Binah

existence potentielle ; substance sans forme

?

????????

Yétsira

« Formation »

midot

existence générale : archétypes, espèces

?

?????????

Assiya

« Action »

malkhout

existence particulière ; créatures individuelles

 

De manière plus particulière, le monde d’Atsilout se développe à partir de Adam Kadmon et se répartit en trois stades (dont les noms sont tirés de la Genèse 30:10) :

 

 

monde

stade de développement

description

?????????

Akoudim

« lié »

« rayé »

dix lumières dans un récipient

chaos stable

??????

Tohou

?????????

Nekoudim

« en

pointillé »

« tacheté »

dix lumières dans dix récipients, instable

chaos instable,

effondrement

??????????

Beroudim

« à motifs »

« moucheté »

dix lumières dans dix récipients inter-inclus ; stable

Stable, rectification mature

????????

Tikoun

 

Chaque fois qu’il est fait référence au monde d’Atsilout, sans mention particulière, c’est de son stade final et mature qu’il s’agit. Il est également nécessaire de noter que notre univers matériel se trouve en bas et « recouvre » les deux dernières sefirot (*yessod et *malkhout) du monde spirituel de Assiya dont il est fait référence ci-dessus.

 

Motsae Chabat (????? ???, « les sorties de Chabat ») : la nuit qui suit la fin de *Chabat ; samedi soir.